
Le Développement durable, vu par Thierry Follain, Marchand d'idées. Conseil en communication, rédacteur, web rédacteur. 06 87 29 38 73.
jeudi 29 mai 2008
SNCF, La Poste : de bons rapports

dimanche 18 mai 2008
PREDIT 4 : cap sur les transports propres

La Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a rappelé l'impératif d'intégrer au nouveau Programme de recherche et d'innovation dans les transports terrestres les objectifs du Grenelle de l'Environnement, dont la progression de 20% de l'efficacité énergétique d'ici 2020 et la priorité aux moyens de transports non-routiers.
6 axes de recherche et d'innovation sont retenus pour le PREDIT 4 : énergie et environnement, qualité des systèmes de transport, mobilité dans les régions urbaines, transport de marchandises, compétitivité de l'industrie des transports et politique des transports.
Doté d'un budget de 400 millions d'euros, en hausse de 33%, le PREDIT 2008-2012 soutiendra des programmes pour le développement de nouvelles technologies propres (véhicules hybrides, électriques), des recherches sur les comportements, l'évaluation environnementale, l'utilisation des technologies de l'information et l'économie des transports. Autres objectifs : la fiabilité et la productivité du fret ferroviaire et du transport fluvial.
De son côté, Dominique Bussereau, Secrétaire d'Etat aux transports, a souligné la nécessité de repenser l'organisation de notre système de transport en faisant appel aux sciences sociales et humaines.
Lancé en 1990, le PREDIT est un programme national de recherche d’expérimentation et d’innovation dans les transports terrestres, initié et conduit par les ministères chargés de la recherche, des ransports, de l’environnement et de l’industrie, l’ADEME et Oseo.
Reposant sur une coopération entre secteurs public et privé, ce programme de R&D vise à favoriser l'émergence de systèmes de transport économiquement et socialement plus efficaces, plus sûrs, plus économes en énergie, et finalement plus respectueux de l'homme et de l’environnement.
Illustration : DR
mardi 13 mai 2008
Millennials : la nouvelle danse du Luxe
Leur investissement maximal dans une coupe de cheveux s'est monté à 213 dollars (138 euros), dans des soins de la peau ou dans un parfum : 226 dollars (146 euros). Et 251 dollars (162 euros) dans de la lingerie (là, je comprends mieux...).
Elles déclarent "travailler dur", et donc "se récompenser en claquant du fric", aimer porter des vêtements, des bijoux, des montres de créateur. Paraître "élégantes" leur permet de se sentir bien, et elles adorent regarder les publicités de biens de luxe.
Elles portent du Calvin Klein, du Ralph Lauren, du DKNY. Mais elles rêvent de Gucci, Rolex, Tiffany & Co.
Et 54% d'entre elles brûlent de posséder... un yacht.

Ce sont les "Millennials", jeunes Américaines aisées nées après 1980, qui appartiennent la deuxième grande vague démographique américaine, après celles de leurs parents, les "baby boomers".
Les "Millennials" dépassent en tout les appétits de luxe de leurs mères, en compagnie desquelles elles pratiquent de coûteux shoppings. Leurs génitrices tendent peu à peu à s'habiller comme elles, ce qui évoque le "Comptoir des cotonniers" français (en plus ostensiblement luxueux). Les créateurs de mode comme Tory Burch, les magasins de luxe new-yorkais comme Bergdorf Goodman ou Scoop NYC évoluent pour accueillir dans les meilleures conditions ces couples mère-fille avides de consommer, consommer et consommer.
Les "Millennials" apprécient donc les marques, le luxe, la haute technologie, et surtout "claquer leur argent" (ou celui de leurs parents) sans complexe.
Elles ont leurs équivalentes dans les monarchies pétrolières, dans les "pays émergents", au Quatar, en Russie et bien sûr en Chine.
Sur le pont supérieur terrien, le champagne et les dollars coulent à flots, tandis que délocalisés et affamés s'entassent dans les soutes. Ce n'est pas sans évoquer la salle de bal du Titanic, quelques heures avant que celui-ci ne heurte l'iceberg fatal.
Un danger qui n'a fait que s'accroître avec le réchauffement climatique !..
Source : Time Magazine, Edition spéciale "Style & Design", "Spring 2008".
Illustration : bravotv.com
dimanche 11 mai 2008
Carbone : de l'eau dans le gaz pour les pays en développement

Cette croissance en valeur ne reflète pas fidèlement les efforts des compagnies européennes pour atteindre les objectifs de diminution des émissions d'ici 2012. Le marché croît en effet en fonction du volume d'échanges de quotas (UEA) mais aussi par rapport à la valeur nominale de ceux-ci. En bref, l'effort de non-émission de gaz à effet de serre européen n'a pas doublé en 2007.
Carbone : le ciel se couvre pour les pays en développement
Un bémol dans ce contexte porteur : la baisse du marché lié au Mécanisme de Développement Propre (MDP) instauré dans le cadre du Protocole de Kyoto. Celui-ci est passé de 551 à 537 millions de tonnes. C'est gênant, car ce marché finance le transfert de technologies propres des pays développés vers les pays émergents ou en développement. Principal bénéficiaire : la chine, avec 62% des investissements effcetués, mais aussi 67 autres pays.
En bref, des opérateurs privés des pays "prospères" financent des projets anti-émission de gaz à effet de serre. Ils acquièrent proportionnellement des crédits d'émission de CO2. Ils utilisent ceux-ci pour remplir leurs propres obligations... ou pour effectuer des placements, voire des spéculations sur le marché du carbone.
Pourquoi ce ralentissement des MDP ? Dans "Les tendances du marché carbone en 2007", la Banque mondiale pointe l'embouteillage administratif du Conseil exécutif du MDP, qui dépend de la Convention climat des Nations-Unies et retarde l'exécution de milliers de projets. Elle pointe également du doigt l'Union Européenne qui a récemment gelé les nouvelles demandes de projets MDP. Motif : s'asssurer que les entreprises Etats membres respectent leurs obligations de réduction des émissions de dioxyde de carbone au sein de l'Union. Plutôt que d'exporter les dites obligations vers des pays lointains.
Peut-on complètement critiquer l'Union Européenne à ce sujet ?..
Repères
L'Union Européenne a mis en place dès 2005 un système d'échange de quotas de dioxyde de carbone. Les entreprises échangent le droit d'émettre ce gaz générateur d'effet de serre contre des "crédits". Il y a échange entre les société qui émettent plus de carbone que prévu et donc achètent des crédits, et les société vertueuses, qui en vendent. Se crée ainsi un marché, un système d'échange de quotas (EUA) qui incite les acteurs privés à réduire leurs émissions de CO2 d'ici 2012. Comme toute matière première cotée en Bourse, le carbone fait l'objet de placements spéculant sur les contrats de futurs EUA. Ils sont pour l'instant entraînés dans une spirale ascendante : les prix des EUA européens ont grimpé de 14% depuis le début de l'année.
vendredi 2 mai 2008
Etats-Unis : coup de pompe pour l'éthanol-grain ?

(530 milliards de litres).
La consommation américaine d'énergie devrait croître de 18% d'ici 2030.
Une donne énergétique nouvelle alimentée par les subventions
a été transformée en éthanol.
2008 : l'éthanol représentera 6% du volume d'essence
aux Etats-Unis.
par la multinationale ADM (Archer Daniels Midland)

Thierry Follain
Sources : New York Times, Wall Street Journal, Business Week, Washington Post, Los Angeles Times.
Photo : DR - Illustration : Stahler ("Il y a des tas de voitures dans le monde qui rêveraient de se nourrir d'éthanol, alors, finis ton maïs").