mardi 8 avril 2008

JO : retour de flamme à Paris

Le parcours de la flamme olympique à Paris a constitué un grave fiasco en termes de communication. On a assisté à la confrontation directe entre un univers diplomatique, économique et médiatique normalisé et l'irruption du réel, du ressenti, du réactif face à l'oppression chinoise au Tibet.


Le "soulèvement" parisien a provoqué une brèche dans l'autisme souvent constaté des investisseurs, des diplomates, du star-system, du système des marques. De ceux qui créent des valeurs pour créer de LA valeur. Or, si elle est indispensable aux process économiques, la création de valeur et sa consommation ne peuvent être une fin. Même en période économique troublée.

Des logiques mondialistes trop sûres d'elles-mêmes

Plusieurs logiques "mondialistes" ont mené à ce fiasco. Logique du "Sport", d'athlètes qui consacrent leur jeunesse à un dur entraînement, à la quête de performances infinitésimales, avides de faire leurs preuves quel que soit le contexte politique ou marchand. Celle des sponsors qui veulent un parcours médiatique de la flamme le plus long possible. Celle des acteurs du business occidental, en quête de contrats, de délocalisations vers une nouvelle puissance dominante. Celle de la Chine, convaincue d'avoir acheté clés en main un événement qui l'affirmera comme grande puissance à la face du monde. Celle de l'Etat français, enfin, soucieux de ne pas déplaire à la dite puissance. Il a, de ce fait, déployé des forces de police dignes de la visite d'un chef d'Etat, tout en acceptant un abandon de souveraineté nationale sur le parcours de la flamme.

Le poids des images, le choc des idées

Manquaient deux composantes indispensables : des médias couvrant avec professionnalisme et enthousiasme l'événement, un public parisien applaudissant benoîtement les athlètes (et leurs gardes). Au matin du 7 avril, ces deux propositions étaient caduques.

Depuis un mois, en effet, les médias français couvraient, dénonçaient la répression au Tibet. Leurs reporters et caméramen présents sur le parcours ne pouvaient que rapporter l'omniprésence du service d'ordre, la soumission aux décisions de la délégation chinoise, l'insoumission de la foule. Paradoxe ultime : ils ne pouvaient pas fournir d'images de la flamme !

Les Parisiens, quant à eux, ont porté le coup de grâce à l'opération. La Préfecture de police s'attendait à des tentatives activistes, mais pas au fait que le citoyen lambda brandirait pancartes, édition du jour de Libération, etc. Ni qu'une bonne partie du parcours dans des quartiers huppés, peu prédestinés aux manifestations de mécontentement, se ferait sous les huées.


Perte de contrôle pour perte de sens

Lundi, les porte-parole de la mondialisation positive ont été confrontés aux aléas de l'espace public, non clos, non contrôlé. Aux aléas de la démocratie. Un "soulèvement" populaire peut encore mettre à mal des campagnes publiques et privées ruineuses.

C'est ce qui se produit lorsqu'on ne fait pas entrer la "société civile" dans l'équation de départ. Lorsqu'on considère qu'elle est définitivement acquise à l'univers désirant/consommant/performant.

En contradiction avec la vague montante du développement durable et les multiples proclamations qui y sont rattachées.


Une erreur de communication fondamentale.


Photo : Le Figaro



dimanche 6 avril 2008

Bâtiment : Bouygues positive l'énergie dans le Nord

Norpac, filiale de Bouygues Construction, vient de gagner l'appel d'offres pour le bâtiment des Archives départementales du Nord. Signe particulier : ce bâtiment produira plus d'énergie qu'il n'en consommera. Une bonne occasion de se pencher sur le rapport "Comparaison internationale Bâtiment et Energie" du Prébat, qui souligne la nécessité d'une approche globale de la conception et de la construction des nouveaux bâtiments.

Isolation renforcée des façades, toiture, vitrages, étanchéité à l'air et à l'eau, équipements et technologies économes en énergie, toiture végétalisée : tels seront les atouts environnementaux des nouvelles Archives départementales du Nord, à Lille, livrables en 2001. Conçu par les architectes Pierre Gilbert et Jérôme de Alzua, ce bâtiment à énergie positive fera chuter la consommation d'énergie primaire de 105 en moyenne à 12,9 Wh/m2/an ! Chaleur et électricité seront produites par une unité de cogénération à l'huile végétale et 350 m2 de panneaux solaires photovoltaïques.

Norpac collaborera avec le cabinet Cap Terre sur ce projet novateur. Un projet en avance sur la réglementation, qui prévoit l'obligation de construire des bâtiments publics à basse consommation à partir de 2010. Les logements, quant à eux, devront être THPE (Très Haute Performance Energétique) en 2010, basse conso (50 KWh/m2) en 2012 et à énergie positive en 2020. La France rattrape ainsi, ou plutôt grignote son retard en matière de consommation énergétique par l'habitat.

Rapport Prébat : globaliser la conception des bâtiments

Un bonne occasion de consulter le rapport du Prébat (Programme de recherche et d'expérimentation sur l'énergie dans le bâtiment) sur "Comparaison internationale Bâtiment et Energie".

Celui-ci explore les programmes d'opérations performantes dans 5 pays européens et aux Etats-Unis, analyse les composants et équipements innovants et les programmes de recherche en Autriche, aux Pays-Bas et en Finlande.

Le rapport Prébat détermine 10 enseignements pour l'action liant énergie et bâtiment en France. En particulier : "Pour les professionnels, il s'agit d'un véritable nouveau paradigme". Autrement dit : "Pour atteindre ces performances, et plus encore s'il s'agit de bâtiments zéro énergie ou à énergie positive, il faut concevoir la construction ou la rénovation autrement et abandonner la conception par séquences (architecture, puis enveloppe, puis équipements) pour adopter une conception courante traitant... dans un seul mouvement l'architecture, le climat, l'enveloppe et les équipements. Les composants et équipements fournis par les industriels doivent être intégrés dans cette vision d'ensemble... Aucun métier n'échappe à une redéfinition de son rôle ".

Les experts soulignent par ailleurs que "le moteur de l'action est politique". En ces temps de croissance molle, cela devrait aller de soi. Quand le Bâtiment va...


Thierry Follain

Illustration : copyright Pierre Gilbert (cabinet Zigzag Architecture) et Jérôme de Alzua

25-26 avril : le commerce équitable en forum

La consommation responsable sera le thème central du second Forum national du commerce équitable. Cité des Sciences et de l'Industrie, Paris La Villette, 25 et 26 avril. Il marque le lancement de la 8 ème Quinzaine du commerce équitable.

Le Forum 2008 proposera conférences et animations sur le thème "Consommer équitable, c'est donner du sens à ses achats".

Trois espaces accueilleront visiteurs et participants : Tourisme équitable : faire participer (enfin) les populations locales aux fruits du tourisme, sans ravager l'environnement. - Animation - Création d'entreprise.

Organisateurs : Plate-forme pour le commerce équitable, Max Havelaar, Groupe SOS.


vendredi 4 avril 2008

Eoliennes : pourquoi tant de haine ?

En matière d'environnement, il est un sujet qui mobilise beaucoup en France. La pollution des nappes phréatiques ? L'avenir de l'énergie nucléaire ? Le diesel ? Les éthers de glycol ? Non : les éoliennes ! Un paradoxe national favorisé par la focalisation mondiale sur le thème du réchauffement climatique et du CO2.

Plus de 70 sénateurs ont co-signé la proposition de loi de Philippe Marini (UMP), visant à soumettre toute installation d'éolienne de plus de 50 mètres à une consultation du public. Ce type de projet est pourtant déjà soumis à étude d'impact et enquête public. Tout comme les lignes à Très Haute Tension, les grands projets d'aménagement... Comme le fut notre imposant parc de centrales nucléaires.

Cette proposition reflète en fait la vague d'hostilité anti-éoliennes française, les accusant de "défigurer" nos paysages, dévorer les subventions, ne produire que des quantités d'énergie ridicules, et ainsi de suite. Mais pourquoi tant de haine ?


My nucléaire is clean


Cette campagne reflète un paradoxe français, celui d'un pays qui a accepté dès les années 70 l'idée d'une énergie nucléaire 100% "propre", exempte de tout rejet de gaz ou d'effluents radioactifs, de toute contamination lors des transports de déchets, opérations de maintenance, ou du retraitement, spécialité nationale que le monde entier nous envie (d'une manière ambigüe). Certes, Tchernobyl, en 1986, et le mensonge de notre autorité "protectrice", le SCPRI du Professeur Pellerin, ont instillé le doute. Mais ont aussi focalisé l'attention sur les risques d'explosion, bien improbables dans les centrales françaises, pour masquer celui de la contamination au quotidien.


Co2, mon amour !


Tel pourrait être le cri des industriels et producteurs d'énergie nucléaire, de l'industrie automobile "diéseliste" et de bien d'autres intervenants économiques. L'effort de propagande "verte" actuel porte en effet principalement sur le réchauffement climatique, l'attention étant focalisée, non sur l'ensemble des gaz à effet de serre, mais sur les émissions de CO2. Exit les radionucléides dont la demi-vie se décompte en dizaines, centaines ou milliers d'années, exit les particules fines et très fines des moteurs diesel... Ces sujets devraient pourtant susciter notre vigilance.

Dans les pays nordiques, en Allemagne, les éoliennes bénéficient de ce "courant" "Tout sauf le CO2 !". Mais pas en France ! Les Français tiennent à leur paysage. En témoignent l'art des hangars commerciaux des sorties de ville, les rond-points omniprésents, le remembrement massif, l'aménagement des banlieues, voire les pavillons sur taupinière (sourire)...
Un paradoxe national.

Thierry Follain


PS : L'auteur de ces lignes est conscient du fait que l'implantation accélérée d'éoliennes sert aussi des intérêts 100% privés. Ceci dit : pas plus qu'ailleurs.


Photo : DR



lundi 31 mars 2008

Un salon, un semaine pour la planète


Un salon pour "faire découvrir aux Français toutes les solutions concrètes dans le domaine de l’éco-consommation et les informer des initiatives et décisions liées au Grenelle de l’Environnement", ça existe. C'est Planète Durable®, du 10 au 13 avril, à Paris. Ce salon s’adresse "aux convaincus de la première heure comme aux simples curieux, ainsi qu’à tous les citoyens décidés à agir pour la planète". Vaste cible. Qui est également celle de la très officielle Semaine du Développement durable, du 1er au 7 avril.

Planète Durable, Registered Trade Mark donc, s’articulera autour de 3 pôles :

* Un espace produits et services durables, où les visiteurs pourront découvrir, tester ou acheter tous les produits et services de consommation courante, à travers une offre garantie 100% durable

* Un espace de conférences et d’ateliers pédagogiques, animé par Nature & Découvertes (tiens, tiens…) et destiné aux grands comme aux petits, pour mieux comprendre comment consommer autrement

* Des animations ludiques tels un "green dance floor" permettant aux visiteurs de générer de l’énergie tout en dansant, une maison en bois visitable réunissant toutes les solutions éco-habitat, une piste d’essai de 2 roues électriques, un restaurant bio. Pas de quoi déplaire aux enfants ou aux bobos-écolos.


Assez curieusement, ce salon ne s'inscrit pas dans le Cadre de la Semaine du Développement durable 2008, du 1er au 7 avril, qui fédère pourtant 2650 manifestations en France.

Enfin, personne ne vous empêche d'enchaîner Semaine du Développement Durable et Salon écolo à marque déposée ! Surtout si vous résidez en Ile-de-France.



mercredi 26 mars 2008

Donner des ailes rédactionnelles à inakis.fr

L'auteur de ce blog a contribué à inakis.fr, portail et guide de la consommation "durable". Je suis intervenu en matière éditoriale et rédactionnelle sur les univers "Soins & Bien-Etre" et "Loisirs & Services". En empathie avec l'internaute-consommateur.



Soins et Bien-Etre : retour aux autres, retour à soi

Dans une civilisation toujours plus technologique et virtuelle, l'attention portée à l'être, au sensoriel et au bien-être prend une importance fondamentale. Pour développer notre sensibilité, notre" humanité".

C'est donc avec grand plaisir que j'ai traité sur inakis.fr les thèmes de l'hygiène respectueuse du corps et de l'être, de l'aromathérapie, ou du massage.

Parcourir une sélection d'articles :

Soins et Bien-Etre





Massage et relaxation

Maternité


Luminothérapie

Déodorants

Loisirs et services : tous les aspects de la vie

De la technologie au mariage écolo, en passant pas nos "compagnons à 4 pattes", les peluches, la librairie ou les services financiers, la diversité de sujets de cet univers d'inakis.fr a constitué pour moi un challenge particulièrement stimulant.

Parcourir :

Loisirs & Services

Mariage écolo

Placements éthiques

Compagnons à 4 pattes

Jeux socio-éducatifs


Livres

Merci à Hervé Lange, créateur d' inakis.fr, pour cette belle carte blanche éditoriale et rédactionnelle, qui se poursuit d'ailleurs.

Une expérience, des compétences que je suis tout prêt à renouveler et développer en éditorial print ou web.

Thierry Follain


(mise à jour 15 mars 2008)

mercredi 19 mars 2008

Inde : 5000 dollars pour sauver 100 000 filles

5000 dollars, telle est la somme que versera désormais l'Etat indien aux mères d'origine pauvre donnant naissance à une fille. Objectif : limiter le nombre d'avortements et d'infanticides sélectifs. Cette mesure devrait sauver 100 000 filles en 2009 !

"Il s'agit d'encourager les familles à mieux traiter leurs filles, à les éduquer, à les considérer comme un capital, plutôt que comme une charge", a précisé Renuka Chowdury, Ministre pour le développement des femmes et des enfants. Une déclaration qui illustre la dure condition de la femme, en particulier de la fille, dans ce grand pays au boom économique inégalitaire.

En 2001, on dénombrait en effet 927 filles pour 1000 garçons. L'ONU estime que 60 millions de filles sont "manquantes" en Inde. En conséquence, les "femmes à marier" se font rares. Ce qui n'arrête pas les hommes en quête d'épouses. D'où l'émergence d'un trafic de femmes à marier provenant des régions pauvres de l'Inde, du Bangladesh et du Népal.

Comme souvent, "la tradition" explique cette situation. L'héritier mâle est en effet celui qui transmet l'héritage et doit réciter les prières sur le bûcher funéraire de ses parents. La femme coûte une dot, et quitte sa famille. Les avortements sélectifs sont pratiqués aussi bien par les classes pauvres, visées par cette mesure, que les familles aisées. Ces dernières recourent également aux techniques de fertilisation in vitro, tout aussi illégales en Inde.

Prudent ou lucide, l'Etat indien versera la prime par étapes. 15 500 roupies (385 dollars) dollars à la naissance, 100 000 lorsque la fille atteint ses 18 ans, sous condition qu'elle ait été scolarisée, bien traitée et ne soit pas encore mariée.

Une réponse pragmatique et concrète à un drame social.

D'autres soucis pour les femmes indiennes

Mme Renuka n'en a pas fini pour autant avec la question des femmes en Inde. Elle doit encore lutter contre les "meurtres pour dot" qui frappent les femmes mariées dont la belle-famille veut se débarrasser : 5428 cas en jugement en 2006, dont 1830 condamnations. Récemment, elle a opposé son véto à la légalisation de l'industrie du sexe en Inde. D'après le bureau des Nations-Unies contre la drogue et le crime, 150 000 femmes et enfants seraient soumis au trafic d'êtres humains chaque année en Asie du Sud. Sans parler du travail forcé des moins de 14 ans, dont beaucoup de domestiques, qui concerne au minimum 250 000 garçons et fille en Inde.


Photo : Unicef - Fillette indienne libérée du travail forcé par les autorités.



vendredi 14 mars 2008

Sud-Est, Sud-Ouest : Air France enlève le bas

Air France-KLM jette l'éponge face à la SNCF et son TGV, sur 3 liaisons Paris-Province : Rennes, Lyon, Avignon. L'avenir n'est guère plus rose pour la compagnie aérienne vers Strasbourg, Metz, Bordeaux et Toulouse.

La double desserte TGV-avion va prendre fin dès cette année sur Paris-Rennes, Lyon, Avignon. Avec des parts de marché de plus de 91%, des arrivées en centre-ville, la SNCF a mis l'avion K.O. Les liaisons Biarritz, Bordeaux et Toulouse sont en ballotage défavorable. Quant aux vols vers Nancy, ils ont chuté de moitié, soir 500 000 passagers, depuis la mise en service du TGV Est.

S'ajoute la concurrence de compagnies low-cost, à l'esprit social peu développé, sur les lignes transversales Lyon-Bordeaux-Toulouse. Alors, Air France-KLM oriente son développement vers l'international et songe a créer ses propres liaisons TGV entre Roissy et les grandes métropoles françaises. Pour remplir ses avions. Ce sera possible dès , avec l'ouverture du transport de voyageurs à la concurrence dès 2010.

Cela soulagera peut-être les poumons et les oreilles franciliens, mis à rude épreuve depuis le création du hub de Roissy-CDG, lié à un système de navettes qui a démultiplié la fréquence des vols Paris-Province. Un modèle de développement mis à mal par le TGV. Et un doublon devenu économiquement absurde.

Air France-KLM : un grand du transport aérien international

La holding créée par Air France et la compagnie néerlandaise KLM emploie 103 000 salariés. Ils assurent le transport de 73,5 millions de passagers par an, vers 240 destinations, avec 569 avions. Air France-KLM opère à partir des hubs de Schipol et Roissy-CDG.


Photo : Air France

Viacombi : le transport combiné sur site

Le transport routier représente 9,4% des émissions de gaz à effet de serre en France. En conséquence, le Grenelle de l'Environnement a décidé de promouvoir le transport combiné fleuve-route et rail-route. Le site Viacombi.fr, proposé par l'ADEME et l'AFT-IFTIM, assiste les professionnels dans leur conversion à cette nouvelle approche du transport.

Transport combiné Rail-Route, Autoroute ferroviaire, Transport combiné Fleuve-Route, Cabotage maritime... diverses solution s'offrent aux transporteurs et donneurs d'ordre soucieux de trouver une alternative au transport 100% routier. Jusque-là peu connue, l'offre de services intermodaux est désormais accessible sur Viacombi.fr.

L'entrée "Organisez votre transport" permet de déterminer les alternatives disponibles sur un parcours donné. En quelques clics, on peut sélectionner le mode choisi, identifier sur une carte les terminaux ou les itinéraires disponibles en transport combiné, ainsi que les noms et coordonnées des divers opérateurs.

L'entrée "Comparateur CO2" permet d'estimer l'économie en carburant et en CO2 émis réalisée par une liaison rail-route ou fleuve-route par rapport aux transport routier. Et ce, en fonction du trajet, de la consommation de carburant et du tonnage transporté. Viacombi effectue ces synthèse multimodale pour des liaisons en France et vers 8 pays européens.

Publié par l'ADEME, l'AFT-IFTIM (formation en transport et logistique) et le Ministère du Développement durable, viacombi.fr propose également des informations sur les atouts du transport combiné, économiques et écologiques, les bonnes pratiques d'entreprise en la matière, ainsi que des actualités.

Voilà un outil pratique et convivial de sensibilisation des acteurs de la logistique aux modes de transport combinés. Un secteur où la France a bien du retard à rattraper.

Transport et effet de serre

En 2005, le transport de marchandises représentait 10% des émissions de GES (gaz à effet de serre) en France. 94% d'entre elles provenaient de la route. Le transport routier traitait 86% des flux de marchandises contre 2% pour le fluvial et 12% pour le rail, il reste de la marge pour développer le transport combiné !

Ne sont pas abordées dans ces données les émissions de particules fines, particulièrement nocives pour les voies respiratoires, liées à la motorisation diesel.

Cet article a été repris sur Technagora

Photo : ecologie.gouv.fr

mercredi 5 mars 2008

CLARICE aide les PME à surmonter les risques chimiques

Evaluer les risques chimiques pour le personnel et l'environnement de l'entreprise est une nécessité et une obligation européenne. Pour guider les PMI-PME dans cette démarche, l'INRS (Institut national de recherche et sécurité) a élaboré CLARICE, méthode d'évaluation simplifiée du risque chimique. Objectif : élaborer et mettre en place une politique de prévention.

La méthode d'évaluation simplifiée permet aux chefs d'établissement d'identifier les dangers, les conditions d'utilisation ou d'exposition susceptibles de générer un risque chimique. L'objectif final est l'élaboration et la mise en oeuvre d'une politique de prévention privilégiant le remplacement de produits existants par des entrants moins toxiques. Le tout dans un équilibre entre l'intérêt des salariés et celui de l'environnement de l'établissement.

Elle comprend 3 phases principales :
- Inventaire des produits et matériaux utilisés dans l'établissement, dans un atelier ou à un poste de travail
- Hiérarchisation des risques potentiels (HRP)
- Evaluation des risques.

On obtient donc des évaluations, puis des bilans des risques chimiques pouvant porter atteinte à :
- la santé des travailleurs exposés à des agents chimiques utilisés ou émis
- la sécurité des personnes et des installations par rapport au risque d'incendie et d'explosion,
- l'impact sur l'environnement naturel (air, eau et sol).

CLARICE se présente sous forme d'un classeur Excel dans lequel on rentre les données, les Evaluations Santé et Environnement étant automatiquement générées. Chaque rubrique comporte des tableaux d'aide à la formulation qui accélèrent et optimisent la démarche.

L'INRS recommande fortement de mettre en place un groupe de travail regroupant médecin du travail, représentants du personnel, encadrement, agents des organismes de contrôle, inspection du travail...

La méthodologie d'évaluation simplifiée du risque chimique a été élaborée conjointement par l'INRS et le CNPP (Centre national de prévention et protection).

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* Unité de base : le GEH (Groupe d'exposition homogène)

Un GEH correspond à un ensemble de personnes, de postes ou de fonctions de travail pour lesquels on estime que l'exposition est de même nature et d'intensité similaire.

3 approches pour constituer un GEH :

- par agent chimique (évaluer le risque pour tous les GEH utilisant les mêmes agents chimiques à risque potentiel élevé)
- par unité de travail (évaluer le risque pour tous les GEH d'une zone "géographique")
- par procédé (évaluer le risque pour tous les GEH attachés à un procédé, une ligne de production de l'établissement).



jeudi 14 février 2008

Ile-de-France : le fond de l'air effraie

Conditions météo défavorables, nouvelles normes de mesure : Airparif explique ainsi la croissance de 8% de la concentration de particules dans l'air francilien en 2007. Pire : pour la première fois, le seuil quotidien réglementaire a été dépassé dans deux stations de mesure éloignées du trafic. Mais le mot "diesel" reste tabou.

Côté météo : un printemps particulièrement chaud a coïncidé avec les épandages massifs d'engrais par les agriculteurs franciliens, dont le fameux nitrate d'ammonium, producteur de particules. Noël ne fut pas meilleur, avec anticyclone froid, absence de vent et donc concentration des particules.

Côté mesures, Airparif souligne que la montée des taux de 6 à 8% est partiellement due aux nouvelles normes appliquées, les normes européennes. Autrement dit, l'Ile-de-France mesure enfin la pollution de l'air par les particules à sa juste mesure.


Autre motif de préoccupation : le fort dépassement du seuil journalier autorisé, sur les stations de contrôle proches du trafic. 80 à 220 jours sur l'année, contre 35 "réglementaires" ! Nouveauté 2007 : le franchissement du seuil dans deux stations éloignées du trafic, La Défense et Gennevilliers, de 38 à 39 jours sur l'année.


Mais quelles sont les sources des particules "PM 10" faisant l'objet de ces mesures ? En tête, les transports routiers, avec 30%. Les voitures diesel sont responsables de 13% des émissions, contre 9% pour les véhicules de livraison et les poids lourds (7%). Ceci dit, il faut attendre la fin du long communiqué d'Airparif pour lire le mot "diesel", alors que le chauffage au bois est évoqué durant tout un paragraphe. Serait-ce un tabou dans un pays dédié au diesel, des marques automobiles au conducteur de base, en passant par les pouvoirs publics?

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PM 10, Qu'est-ce à dire ?

Les PM 10 sont des particules fines d'un diamètre supérieur à 2,5 microns. A titre de comparaison, les aérosols sont formés de particules solides ou liquides inférieures à 100 microns. Les PM 10 sont composées de carbones, métaux, nitrates et ammonium.

Leurs plus petites soeurs, les PM 2,5, sont particulièrement nocives. Elles apportent dans nos fragiles poumons et voies respiratoires carbone, nitrates, sulfates et HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), substances mutagènes et cancérigènes. Les 5 stations d'Airparif aptes à les détecter signalent que la concentration des PM 2,5 a également été en progression en 2007.



D'un clic : le site suisse "Pas de diesel sans filtre", soutenu par la Ligue contre le cancer helvétique.


dimanche 3 février 2008

En Chine, Mickey est un rat !

Après un démarrage difficile, le Disneyland chinois s'apprête à une saison féconde. C'est en effet l'Année du Rat en Chine, et donc l'occasion où jamais pour Mickey de faire son trou dans le gruyère local. Les divinités chinoises seront également présentes dans le parc. Qui a dit que la mondialisation culturelle était sans âme ?..

Plus sérieusement, nous avons peut-être atteint un point d'équilibre entre domination culturelle américaine et émergence de nouvelles puissances comme la Chine, l'Inde, avec leurs référentiels propres. Tant que Disney, Mc Donald's, etc, pourront maintenir leur prédominance en adaptant simplement leurs bases culturelles aux pays émergents, ils resteront leaders.

Le jour où les pays asiatiques diffuseront à leur tour, massivement, des modèles culturels universels, ils auront réellement renversé la vapeur. C'est un peu ce qu'a fait le Japon dans les années 80 avec la déferlante des mangas et des dessins animés associés. Essai pas tout à fait transformé dans un pays où la musique pop décalque à l'infini les modèles américains les plus banals...