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vendredi 14 mars 2008

Sud-Est, Sud-Ouest : Air France enlève le bas

Air France-KLM jette l'éponge face à la SNCF et son TGV, sur 3 liaisons Paris-Province : Rennes, Lyon, Avignon. L'avenir n'est guère plus rose pour la compagnie aérienne vers Strasbourg, Metz, Bordeaux et Toulouse.

La double desserte TGV-avion va prendre fin dès cette année sur Paris-Rennes, Lyon, Avignon. Avec des parts de marché de plus de 91%, des arrivées en centre-ville, la SNCF a mis l'avion K.O. Les liaisons Biarritz, Bordeaux et Toulouse sont en ballotage défavorable. Quant aux vols vers Nancy, ils ont chuté de moitié, soir 500 000 passagers, depuis la mise en service du TGV Est.

S'ajoute la concurrence de compagnies low-cost, à l'esprit social peu développé, sur les lignes transversales Lyon-Bordeaux-Toulouse. Alors, Air France-KLM oriente son développement vers l'international et songe a créer ses propres liaisons TGV entre Roissy et les grandes métropoles françaises. Pour remplir ses avions. Ce sera possible dès , avec l'ouverture du transport de voyageurs à la concurrence dès 2010.

Cela soulagera peut-être les poumons et les oreilles franciliens, mis à rude épreuve depuis le création du hub de Roissy-CDG, lié à un système de navettes qui a démultiplié la fréquence des vols Paris-Province. Un modèle de développement mis à mal par le TGV. Et un doublon devenu économiquement absurde.

Air France-KLM : un grand du transport aérien international

La holding créée par Air France et la compagnie néerlandaise KLM emploie 103 000 salariés. Ils assurent le transport de 73,5 millions de passagers par an, vers 240 destinations, avec 569 avions. Air France-KLM opère à partir des hubs de Schipol et Roissy-CDG.


Photo : Air France

jeudi 14 février 2008

Ile-de-France : le fond de l'air effraie

Conditions météo défavorables, nouvelles normes de mesure : Airparif explique ainsi la croissance de 8% de la concentration de particules dans l'air francilien en 2007. Pire : pour la première fois, le seuil quotidien réglementaire a été dépassé dans deux stations de mesure éloignées du trafic. Mais le mot "diesel" reste tabou.

Côté météo : un printemps particulièrement chaud a coïncidé avec les épandages massifs d'engrais par les agriculteurs franciliens, dont le fameux nitrate d'ammonium, producteur de particules. Noël ne fut pas meilleur, avec anticyclone froid, absence de vent et donc concentration des particules.

Côté mesures, Airparif souligne que la montée des taux de 6 à 8% est partiellement due aux nouvelles normes appliquées, les normes européennes. Autrement dit, l'Ile-de-France mesure enfin la pollution de l'air par les particules à sa juste mesure.


Autre motif de préoccupation : le fort dépassement du seuil journalier autorisé, sur les stations de contrôle proches du trafic. 80 à 220 jours sur l'année, contre 35 "réglementaires" ! Nouveauté 2007 : le franchissement du seuil dans deux stations éloignées du trafic, La Défense et Gennevilliers, de 38 à 39 jours sur l'année.


Mais quelles sont les sources des particules "PM 10" faisant l'objet de ces mesures ? En tête, les transports routiers, avec 30%. Les voitures diesel sont responsables de 13% des émissions, contre 9% pour les véhicules de livraison et les poids lourds (7%). Ceci dit, il faut attendre la fin du long communiqué d'Airparif pour lire le mot "diesel", alors que le chauffage au bois est évoqué durant tout un paragraphe. Serait-ce un tabou dans un pays dédié au diesel, des marques automobiles au conducteur de base, en passant par les pouvoirs publics?

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PM 10, Qu'est-ce à dire ?

Les PM 10 sont des particules fines d'un diamètre supérieur à 2,5 microns. A titre de comparaison, les aérosols sont formés de particules solides ou liquides inférieures à 100 microns. Les PM 10 sont composées de carbones, métaux, nitrates et ammonium.

Leurs plus petites soeurs, les PM 2,5, sont particulièrement nocives. Elles apportent dans nos fragiles poumons et voies respiratoires carbone, nitrates, sulfates et HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), substances mutagènes et cancérigènes. Les 5 stations d'Airparif aptes à les détecter signalent que la concentration des PM 2,5 a également été en progression en 2007.



D'un clic : le site suisse "Pas de diesel sans filtre", soutenu par la Ligue contre le cancer helvétique.