Affichage des articles dont le libellé est Biodiversité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Biodiversité. Afficher tous les articles

vendredi 22 juin 2007

A Meaux, on retourne à la plage

Dans les années 50-60, la Ville de Meaux avait sa plage en bord de Marne. La pollution croissante des eaux entraîna sa fermeture en 1970. Mené avec conviction par la Ville de Meaux et l'Agence de l'eau Seine-Normandie, le programme d'assainissement et de réhabilitation écologique "Marne-Pollution zéro" permet aux Seine-et-Marnais de retrouver les joies de la baignade dans le fleuve.

Feu vert de la DASS de Seine-et-Marne : la qualité des eaux de la Marne permet de se baigner sur les rives de Meaux. Ce retour à la plage a été permis par une politique à long terme portant sur la maîtrise de l'assainissement et la réhabilitation de l'écosystème fluvial

Financée avec le soutien de l'Agence de l'eau Seine-Normandie, la station d'épuration agrandie, rénovée traite les effluents urbains et industriels et comprend un bassin de rétention en zone industrielle pour éliminer les déversements en Marne par temps de pluie.

Traitant 15 000 m3 par jour, cette station élimine 95% des polluants avant rejet des eaux usées ou pluviales en Marne.

Parallèlement, la Ville de Meaux s'est attachée à réhabiliter l'écosystème de la Marne en créant la zone humide du Pâtis. Lancé en 2004, le projet associe espaces de loisirs et de détente, dont une plage flambant neuve, et espaces de biodiversité, sur une surface de 150 hectares, incluant une noue, bras mort connecté à la Marne, roselières et créations d'aulnaies.


Ce projet qui associe qualité de vie et réhabilitation des espaces naturels apparaît comme emblématique d'une démarche de développement durable.

lundi 11 juin 2007

Mauvais buzz pour les abeilles

Etats-Unis et Canada sont frappés cette année par une disparition massive des abeilles. Un quart des apiculteurs américains ont perdu de 50 à 90% de leurs colonies, ce qui met en péril production de miel et pollinisation des vergers. Parasites, pesticides, microbes, maïs génétiquement modifié... aucune des causes évoquées ne peut pour l'instant suffire à expliquer cette désertion massive.

Selon les Inspecteurs apicoles américains, 24% des apiculteurs ont perdu plus de 50% de leurs colonies entre septembre 2006 et mars 2007. Certains en ont perdu 90%. Leurs pertes financières sont estimées à 112 millions d'euros. Au Canada, 40% des abeilles ont déserté les ruches, en moyenne.
Coût pour les apiculteurs américains : 112 millions d'euros. Autres victimes : les producteurs de fruits en quête de pollinisation pour leurs vergers, obligés d'importer des abeilles à prix d'or.

Les scientifiques se sont mobilisés, sans parvenir pour l'instant à une explication satisfaisante. Des parasites tels que le Varroa ? Pas plus que d'habitude. Pesticides tels que les néonicotinoïdes, qui diminuent les capacités d'apprentissage et d'orientation des abeilles ? Pas évident, puisque ces substances ont été interdites en Europe, touchée elle aussi par la régression des populations. Effets du maïs génétiquement modifié ? Rien de prouvé. Les germes pathogènes tiennent pour l'instant la corde, suite à une expérience à traitements multiples menée par Dennis Van Engelsdorp, spécialiste en apiculture pour l'Etat de Pennsylvanie et Jeffrey S. Pettis, entomologiste à l'USDA (United states department of agriculture). Celle-ci a démontré que l'irradiation des ruches avait donné les meilleurs résultats.


Van Engelsdorp a trouvé des traces de disparitions massives d'abeilles en 1869, 1923 et 1965.

Ce phénomène dommageable pour l'apiculture et la fruticulture résulte sans doute de plusieurs facteurs, guère favorables aux perspectives de préservation d'un environnement sain.

sources : LA Times, Le Nouvelliste

photo : Simon Figg


L'AFSSA s'oppose au retour du Regent

L'insecticide Regent, fabriqué à base de fipronil par BASF, ne recevra pas l'aval de l'AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) pour son retour sur le marché. L'agence estime que les éléments de réponse fournies par la firme allemande ont été jugés "insuffisants pour permettre une évaluation complète des risques pour l'environnement".

Soupçonné de nuire aux abeilles, le Regent est interdit en France depuis février 2004. Le Gaucho de Bayer est banni depuis juillet 2004. La Commission Européenne, quant à elle, devrait renouveler prochainement l'autorisation de commercialisation du fipronil dans l'Union.

Une étude prospective 2002/2005 de l'AFSSA a déterminé diverses causes de disparition des abeilles, parmi lesquelles les parasites (Varroa, Nosema Ceranae) et l'affaiblissement de la biodiversité.
source : AFP