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mercredi 3 février 2010

Etats-Unis : Barack Obama veut favoriser la construction de 7 centrales nucléaires

Le Président Barack Obama annonce la relance du programme d'énergie nucléaire aux Etats-Unis - Barack Obama lance la construction de 7 à 10 centrales nucléaires aux USA - Relance de l'énergie nucléaire par Barack Obama aux Etats-Unis - Le Congrès américain vote une garantie d'emprunt de 25,8 milliards d'euros pour la construction de centrales nucléaires - Energie nucléaire aux Etats-Unis - Energie nucléaire en Amérique - Barack Obama et le nucléaire - Nuclear power in the USA - Terre Natale, le blog du Développement durable, par Thierry Follain, web rédacteur, 06 87 29 38 73
Le projet de budget 2011 de l'Administration Obama comprend une garantie de prêts à hauteur de 25,8 milliards d'euros pour favoriser la construction de nouvelles centrales nucléaires. L'objectif est de vaincre les réticences des investisseurs privés à relancer une énergie nucléaire mal vue du grand public depuis l'accident de Three Miles Island en 1979, et qui pose des problèmes industriels et économiques importants.

Près de 26 milliards d'euros, c'est le montant de la garantie gouvernementale pour la construction de nouvelles centrales nucléaires proposée par l'Administration Obama dans son budget 2011. Cet effort complète une garantie de 25,7 milliards votée en 2005. Si le Congrès vote cette disposition, jusqu'à 7 centrales pourraient être ainsi mises en chantier. Aucun réacteur nucléaire n'a été construit aux Etats-Unis depuis 10 ans.


Nouvelles centrales nucléaire en échange d'une Loi Climat Energie

Cette proposition marque
un revirement de l'Administration Obama jusque-là opposée au développement de l'énergie nucléaire. Cette évolution pourrait être destinée à obtenir l'accord des Républicains sur une future Loi globale sur le Climat et l'Energie.

USA : le nucléaire, une énergie comme les autres, jugée sur sa rentabilité

On pourrait s'étonner de ce soutien public au secteur privé de l'énergie, au pays de la libre -entreprise. C'est que nous ne sommes pas dans le contexte français où le potentiel de production nucléaire a été développé par une entente entre administration, grands corps de l'Etat, secteur public (EDF, CEA) et secteur privé soutenu par la commande publique.

Aux Etats-Unis, les investisseurs sont dubitatifs quant à la rentabilité du nucléaire. Une estimation situe le prix du
kilowatt-heure nucléaire à 6 centimes d'euros, contre 4,30 pour l'énergie d'origine fossile. Il est vrai que le pays est producteur de pétrole, et que ses importations ont en partie pour objectif de ne pas trop entamer ses réserves stratégiques.

Les producteurs d'énergie américains sont également confrontés au
manque de ressources humaines formées pour ce type d'industrie et BTP, et à l'incontournable stockage des déchets radioactifs.

Stockage des combustibles et déchets irradiés : pas de solution définitive


La même administration Obama a en effet mis un terme au projet de
site de stockage de Yucca Moutain, un volcan éteint situé au coeur d'une zone déjà pas mal radioactive, celle des tests nucléaires militaires du Nevada.

Etats-Unis - Site de stockage de déchets nucléaires de Yucca Mountain, - Stockage de déchets, Yucca Mountain, Nevada - Terre Natale, le blog du Développement durable - Thierry FollainApprouvé par le Congrès en 1987, ce projet a coûté 6,4 milliards d'euros en tunnels et chambres souterrains, sans jamais recevoir le moindre container radioactif.

Cette victoire des "environmentalists" américains pose les mêmes problèmes qu'en France : une fois un projet d'enfouissement profond des déchets radioactifs repoussé, les dits matériaux irradiés ne disparaissent pas pour autant de la surface de la planète.

En conséquence, la centaine de réacteur made in USA stocke ses déchets à haute activité radioctive dans des
"piscines" d'ores et déjà surchargées, ou des silos externes, verticaux ou horizontaux, composés d'un container en acier enrobé de ciment. Ce "dry cask storage" renferme le matériau irradié, entouré de gaz inerte. Sa pérennité est pour le moins problématique.

En prenant cette option de soutien à une relance du nucléaire civil,
Barack Obama n'a pas pour autant la certitude d'obtenir l'accord des Républicains sur sa Loi Climat-Energie. Ce qui nous renvoie à la difficile application des engagements théoriques pris lors du Sommet de Copenhague.

lundi 5 janvier 2009

Los Angeles se branche sur l'énergie solaire

Le "Los Angeles Solar Energy Plan" vise une production d'énergie solaire massive à l'horizon 2020. Objectifs : réduire sensiblement les émissions de dioxyde de carbone, porter à 35% la part d'énergies renouvelables dans la production d'énergie de cette cité de 4 millions d'habitants. Capacité visée : 1 300 mégawatts, l'équivalent d'une tranche nucléaire.

276 jours ensoleillés par an, 16,6 millions de tonnes de dioxyde de carbone générées par la production d'énergie à base de charbon et de gaz (en 2004) : tels sont les facteurs qui ont poussé Antonio Villaraigosa, Maire de Los Angeles, à lancer un ambitieux "Solar Energy Plan". En 2020, la production d'électricité solaire à et autour de la cité devrait être d' 1,3 Gigawatt. Soit l'équivalent de production d'un réacteur nucléaire à eau pressurisée, type Cattenom (Moselle) ou Paluel (Seine-Maritime).

Solaire tout azimut

Ce Plan Soleil californien comprend 3 axes : développement de l'énergie solaire produite par des particuliers ou producteurs privés (380 MW), équipement solaire des installations de la ville (400 MW) et projets de production de grande envergure dans le désert de Mojave (500 MW).

Les particuliers bénéficieront d'un programme d'incitation incluant des prêts à faible taux d'intérêt. Le programme "Feed-in Tariff" permettra aux producteurs privés de revendre l'éléctricité au Los Angeles Department of Water and Power (LADWP).

Les toits, réservoirs et parkings possédés par la ville seront massivement équipés de panneaux solaires. Une fois atteint l'objectif de 400 MW, Los Angeles deviendrait leader national en production d'énergie solaire urbaine.

Le volet le plus ambitieux consiste à implanter de vastes centrales solaires dans le Désert de Mojave, dont une partie est incluse dans le Grand Los Angeles. Le schéma de développement reposerait sur l'investissement privé, l'électricité produite étant rachetée par le LADWP. La ville aurait l'option d'acquérir les centrales au bout de 8 ans.

Une réduction drastique du CO2

"Solar LA" s'inscrit dans le cadre de la Green LA Initiative. Celle-ci veut ramener les émissions de dioxyde de carbone d'une ville de 4 millions d'habitants à 35% de leur niveau de 1990. Une option radicale pour une ville longtemps connue pour son "smog", son brouillard pollué généré par la production d'énergie et l'automobile. Et dont l'ambition proclamée est de devenir "la plus propre et la plus verte des grandes cités américaines" !



Photo : Thomas Suriya restaure sa peinture murale sur Hollywood Boulevard, endommagée par 20 ans de pollution à Los Angeles - AP / Nick Ut.


vendredi 31 octobre 2008

Obama : une nouvelle image pour les Etats-Unis ?

Cette photo figure sur le site Obama for America, sur une page appelant à soutenir la campagne du candidat démocrate. La promesse est bien celle d'une famille afro-américaine à la Maison-Blanche, image ethnique des Etats-Unis présentée chaque jour au monde.

On peine à imaginer un cliché équivalent dans une campagne présidentielle française...


jeudi 30 octobre 2008

Green collars : vers une croissance durable aux Etats-Unis

Les "emplois verts", ceux des "green collars", deviennent un enjeu fondamental dans une Amérique dépendante du pétrole, guettée par la récession. Les "green jobs" concernent aussi bien la haute technologie environnementale que la régénération de centre-villes appauvris, dévastés. Objectif : une croissance verte pour les Etats-Unis.

Frappée par la crise des subprimes, la délocalisation de l'emploi industriel et l'éclatement de la nième bulle spéculative, l'économie américaine déprime. Politiciens, syndicats et militants de la revitalisation des centre-villes trouvent une nouvelle source de développement et d'espoir dans les "green collars jobs", métiers liés à l'environnement, aux économies d'énergie et aux énergies renouvelables. Se crée ainsi une 3ème vague de "collars", après les "blue collars" (industrie) et les "white collars" (services).

Une croissance durable pour les Etats-Unis

Le "ticket" démocrate Obama-Biden prévoit la création de 5 millions d'emplois, dans la partie de son programme intitulée New Energy for America. Il projette en particulier 10% d'énergie d'origine renouvelable à l'horizon 2012.

Souhaitant préserver l'emploi, l'United Steel Workers of America (USWA), syndicat de la métallurgie, s'est allié au vénérable lobby environnementaliste du Sierra Club dans la Blue green Alliance, qui vise, quant à elle, la création de 2 millions d'emplois dans les "green jobs for America". Actuellement présente dans le Michigan, le Minnesota, l'Ohio, la Pennsylvannie, l'Etat de Washington et le Wisconsin, l'alliance porte un programme que ne renierait pas notre Grenelle de l'Environnement.

L'USWA fait également partie des 40 syndicats qui soutiennent l'Appolo Alliance. Objectif : viser l'indépendance énergétique des Etats-Unis et le développement d'énergies propres et renouvelables, suivant la proclamation "Clean energy, good jobs". Autres "supporters" : une centaine d'entreprises et 40 associations environnementales et ONG, dont Global Green USA, qui dépend de Green Cross International, fondée par le dernier Président de l'Union soviétique, Mikahil Gorbatchev, conscient des retombées catastrophiques de Tchernobyl en termes politiques, humains et environnementaux.

Face à un gouvernement Bush hostile au Protocole de Kyoto, les forces vives syndicales, politiques et économiques américaines se mobilisent donc pour un futur "vert" libéré de la dépendance au pétrole. Ainsi, le site California Green business Solutions met en relation les acteurs économiques en quête de solutions d eproduction verts et ceux qui en fournissent.

Autre volet des "green collars" jobs, l'immense espace de la recherche et de l'innovation ouvert dans la construction, le transport propre, les économies d'énergie, les énergies renouvelables. C'est aux Etats-Unis que sont nés Plextronics et Nanosolar qui substituent des cellules solaires à couche fines aux coûteuses cellules en silicium. Plextronics produit des encres conductrices d'électricité. Démarche plus globale pour Nanosolar, qui imprime sur rotatives des panneaux solaires à couche mince à haut rendement. D'où une démocratisation prévisible du solaire photovoltaïque.

Régénérer l'emploi et l'environnement dans les centre-villes

Aux Etats-Unis, nombre de centre-ville dégradés sont souvent laissé aux plus défavorisés, aux Afro-Américains, en particulier. D'où une autre approche des "green collars", emplois simples mais indispensables destinés à améliorer l'environnement de ces cités, permettant graduellement aux travailleurs de se qualifier et de s'incorporer dans la société. Au bénéfice de leur quartier et de leur famille.

Tels sont les objectifs d'associations comme Green for All, Sustainable South Bronx ou Urban Habitat. Le cas du Bronx est assez spectaculaire. Ce quartier à la réputation douteuse "accueille" en effet 40% du traitement des ordures new-yorkaises, deux unités de traitement des eaux et 4 centrales électriques. D'où le passage de 60 000 bennes à ordures par semaine. Majora Carter, fondatrice de SSBx a donc lancé son projet sur une idée simple: confier la régénération du quartier à ses habitants, ex-taulards inclus, en formant ceux-ci. Même démarche pour Van Jones, fondateur de Green for All. Dans son livre "The green collar economy", il établit d'ailleurs un lien entre régénération urbaine et développement de l'économie.

Une nouvelle vision du développement américain

On le voit, les "green collars", les "green jobs" sont divers dans leurs obectifs, leur nature et leurs degrés de compétence. Ils reposent tous sur un constat : l'économie et la société américaine ne progresseront désormais qu'en prenant en compte l'environnement, la raréfaction et le renchérissement des ressources énergétiques et la nécessité d'un développement accessible à tous. Des objectifs honorables, quelles qu'en soient les concrétisations.

Thierry Follain

Marchand d'Idées

D'un clic : "Job opportunities for the green economy", étude prospective du Political Economy Research Institute, University of Massachussets.

Sources : Busines Week, International Herald Tribune, TIME, Los Angeles Times, New York Times.

Cet article a été repris par Natura Vox



mercredi 24 septembre 2008

Crise financière mondiale : Wall Street contre Main Street ?

Le Gouvernement américain allait verser 700 milliards de dollars pour éviter la chute fatale des marchés suite à la "crise des subprimes". Tout le monde se réjouissait, Européens compris, de cette générosité des contribuables d'Outre-Atlantique destinée à remettre à zéro les compteurs de la finance mondiale. Mais les élus américains, sénateurs républicains en tête, rechignent à rédiger ce quasi-chèque en blanc au système libéral qu'ils défendaient jusque-là.

Le Secrétaire au Trésor américain, Henry Paulson et le Président de la Réserve fédérale américaines, Ben Bernanke, ont passé de mauvais moments , hier, devant la Commission des Services financiers du Sénat américain. En pleine période électorale, les sénateurs ne se bousculent pas pour approuver le subventionnement du sytème financier américain à hauteur théorique de 700 milliards de dollars.

Question centrale posée par experts et politiciens : pourquoi le Trésor veut-il consacrer cette somme colossale à l'achat d'actifs dépréciés, plutôt que de prêter l'argent à ces sociétés, à charge pour elles de négocier au mieux leurs actifs sur le marché ? Réponse de Paulson et Bernanke : la question n'est pas de venir au secours des compagnies financières, mais de réamorcer la système d'achat et vente du marché et de permettre une réappréciation des actifs. Ils sont ainsi opposés à la prise de participation de l'Etat dans ces sociétés, qui permettrait (indirectement) au pauvre contribuable de profiter de la remontée des cours. Paulson refuse par ailleurs de mettre un bémol au montant des stocks-options et autres parachutes dorés versés aux dirigeants des firmes ainsi subventionnées.


Confusion des genres

C'est peu de dire que les législateurs américains, en phase avec leurs électeurs, sont dubitatifs. Hier, le lobby des Chambres de commerces avait entrepris de faire le siège des sénateurs pour qu'ils appuient le plan à 700 milliards de dollars. D'après le Los Angeles Times, ses émissaires ont dû stopper leurs tentatives de séduction en milieu d'après midi, devant l'hostilité rencontrée.


Cerise amère sur le gâteau, soulignée par le Washington Post : le dit Hank Paulson, Secrétaire d'Etat au Trésor, a quitté la firme Goldman Sachs (un des principaux responsables de la crise actuelle), il y a 2 ans, avec un pactole de centaines de millions de dollars. Jusqu'à la présente crise, Paulson assurait aux journalistes et citoyens que le marché trouverait lui-même la solution aux difficultés rencontrées. Un crédo républicain et libéral qui vient de se crasher spectaculairement. A souligner également le manque de reconnaissance du ventre des sénateurs du Comité des Finances, qui ont été soutenus à hauteur de 33 millions de dollars par Wall Street et autres durant leur élection.

Perplexité accrue

Que faire ? Soutenir Wall Street pour éviter la déconfiture de "Main Street" (le peuple américain) ? Et si ce plan lumineux ne marchait pas ? Et si ne pas le voter équivalait à retourner à 1929, à la Grande Dépression ? Comment accepter que cette création de valeur purement financière, amorcée dans les années 80 se révèle finalement pour ce qu'elle est : du vent, lorsqu'il ne susbsiste plus aucun actif concret pour l'étayer ?


La foi libérale en berne

Après la Guerre d'Irak, le Patriot Act, et autres grands projets patriotiques et coûteux économiquement et démocratiquement, le gouvernement Bush finissant ne pèse plus guère sur les élus blasés. En particulier les siens, largement minoritaires à la Chambre des Représentants, à peine à égalité numérique au Sénat. A tel point que les Démocrates, majoritaires, prêts à un compromis, attendent l'assentiment de la "minorité présidentielle". Entre autres déclarations significatives, celle du Sénateur républicain Gene Taylor au Washington Post, quant à l'urgence extrême d'adopter le plan : "Où ai-je bien pu entendre cela, déjà ? Quelque chose comme "Les Irakiens ont des armes de destruction massive, et ils sont prêts à les utiliser", ironise-t-il. "Je ne suis pas pressé de m'exécuter." D'autant plus que les auteurs du plan quitteront le pouvoir dans quelques mois


Au-delà, c'est bien la foi dans un système de marché dérégulé qui a chuté. Et dans ses supports étatiques ou privés. Or, sans représentation consensuelle, un système économique ou politique ne peut fonctionner.

Thierry Follain

Sources : Los Angeles Times, New York Times, Washington Post, Trends.be

Photo : Paulson et Bernanke devant le Sénat. - Charles Dharapak - Associated Press


dimanche 6 juillet 2008

Toujours plus de pétrole, SVP !

C'est bien connu, la flambée des prix du pétrole va provoquer une prise de conscience radicale chez les consommateurs occidentaux. Ceux-ci auront désormais pour objectif de minimiser leur consommation de carburant ou de fuel énergétique et de développer un mode de vie durable, respectueux de l'environnement. Pas si certain, si l'on considère un récent sondage qui révèle que de plus en plus de citoyens américains privilégient la recherche de nouveaux gisements plutôt que la préservation des ressources naturelles.

Un sondage du Pew Research Center publié en février montre que 50% des Américains considèrent que développer l'exploration de nouvelles sources d'énergie est plus important que de les préserver. (contre 42% auparavant). La progression est particulièrement marquée chez les 18-29, où le pourcentage est passé de 26 à 51%. De plus, 50% apportent leur soutien à des forages de prospection dans la Réserve naturelle nationale d'Alaska, contre 42% auparavant.

Sur ces sujets, les écarts traditionnels entre hommes et femmes ou entre Républicains et Démocrates ne sont plus significatifs. Prix du gallon d'essence oblige.

Autre bémol, issu de l'Energy Information Administration : la proportion de consommateurs d'électricité prêts à payer un supplément pour se fournir en énergie "verte" est en diminution.

En 2006, le nombre de programmes "verts" accessibles aux particuliers a en effet augmenté de 442 à 484. Dans le même temps, le nombre de consommateurs motivés a décru de 32%, passant de 942 772 à 645 167.


Comme quoi, en matière de consommation énergétique, la vertu ne va pas de soi. De fortes incitations économiques et fiscales peuvent seules emporter massivement l'adhésion.


photo : Treehugger.com


mardi 13 mai 2008

Millennials : la nouvelle danse du Luxe

Ces 6 derniers mois, 65% d'entre elles ont acheté au moins 6 paires de chaussures, 59% : 2 paires de lunettes de soleil, 52% : 7 pochettes ou sacs à main.

Leur investissement maximal dans une coupe de cheveux s'est monté à 213 dollars (138 euros), dans des soins de la peau ou dans un parfum : 226 dollars (146 euros). Et 251 dollars (162 euros) dans de la lingerie (là, je comprends mieux...).


Elles déclarent "travailler dur", et donc "se récompenser en claquant du fric", aimer porter des vêtements, des bijoux, des montres de créateur. Paraître "élégantes" leur permet de se sentir bien, et elles adorent regarder les publicités de biens de luxe.


Elles portent du Calvin Klein, du Ralph Lauren, du DKNY. Mais elles rêvent de Gucci, Rolex, Tiffany & Co.

Et 54% d'entre elles brûlent de posséder... un yacht.


Ce sont les "Millennials", jeunes Américaines aisées nées après 1980, qui appartiennent la deuxième grande vague démographique américaine, après celles de leurs parents, les "baby boomers".

Les "Millennials" dépassent en tout les appétits de luxe de leurs mères, en compagnie desquelles elles pratiquent de coûteux shoppings. Leurs génitrices tendent peu à peu à s'habiller comme elles, ce qui évoque le "Comptoir des cotonniers" français (en plus ostensiblement luxueux). Les créateurs de mode comme Tory Burch, les magasins de luxe new-yorkais comme Bergdorf Goodman ou Scoop NYC évoluent pour accueillir dans les meilleures conditions ces couples mère-fille avides de consommer, consommer et consommer.


Les "Millennials" apprécient donc les marques, le luxe, la haute technologie, et surtout "claquer leur argent" (ou celui de leurs parents) sans complexe.


Elles ont leurs équivalentes dans les monarchies pétrolières, dans les "pays émergents", au Quatar, en Russie et bien sûr en Chine.


Sur le pont supérieur terrien, le champagne et les dollars coulent à flots, tandis que délocalisés et affamés s'entassent dans les soutes. Ce n'est pas sans évoquer la salle de bal du Titanic, quelques heures avant que celui-ci ne heurte l'iceberg fatal.

Un danger qui n'a fait que s'accroître avec le réchauffement climatique !..




Source : Time Magazine, Edition spéciale "Style & Design", "Spring 2008".

Illustration : bravotv.com

vendredi 2 mai 2008

Etats-Unis : coup de pompe pour l'éthanol-grain ?

En décembre 2007, le Congrès américain réaffirmait sa volonté de voir la production nationale d'éthanol faire un bond significatif. En mai 2008, changement radical de ton, face à la montée des prix alimentaires et une opposition croissante aux subventions aux "agriculteurs millionnaires". "Durable", vous avez dit "durable" ?

Dès 1978, le Congrès votait une réduction d'impôts pour les producteurs d'éthanol. C'est en fait un thème récurrent des campagnes électorales américaines, dont les primaires commencent dans l'Iowa... 1er état producteur de ce carburant. En 2007, la Loi sur l'énergie ordonnait une multiplication par 5 de la proportion d'éthanol ou autre biocarburant devant être incorporés aux carburants automobiles.

En 2005, les Etats-Unis ont consommé 140 milliards de galons d'essence.
(530 milliards de litres).
La consommation américaine d'énergie devrait croître de 18% d'ici 2030.

Une donne énergétique nouvelle alimentée par les subventions

Les législateurs américains voient pourtant leur enthousiasme diminuer en ce début d'année. Un renversement sensible dû à l'inflation des prix du maïs. Mais aussi aux répercussions sur le prix des autres denrées agricoles, les producteurs américains modifiant la répartition de leurs cultures au profit de cette céréale rémunératrice. La croissance moyenne du revenu agricole est d'ailleurs estimée à 6,3%, cette année.

2007 : 25% de la récolte de maïs américaine
a été transformée en éthanol.

2008 : l'éthanol représentera 6% du volume d'essence
aux Etats-Unis.

Sont donc contestées au Capitole les multiples subventions aux agriculteurs, dont un "farm bill" quinquennal de 300 milliards de dollars. Ou la subvention annuelle de 5,2 milliards distribuée chaque année aux producteurs agricoles, sans condition de ressources ni de production. Ou le crédit d'impôt destiné aux raffineurs qui incorporent de l'éthanol dans l'essence, à hauteur de 45 cents par gallon (3, 78 litres). Au même moment, l'Europe remet profondément en question son propre système d'aides agricoles. Sourions (jaune).

1/4 de la production américaine d'éthanol est assuré
par la multinationale
ADM (Archer Daniels Midland)


Panier de la ménagère contre agrocarburant

Après avoir dénoncé "les subventions agricoles aux fermiers multimillionnaires", Georges Bush a réaffirmé le vendredi 5 mai son soutien à l'éthanol (et aux forages pétroliers dans la réserve naturelle de l'Alaska). Les Républicains sont certes opposés par principe à ces subventions, ce qu'a assez courageusement rappelé leur candidat McCain. Mais le soutien des élus de la Corn Belt est essentiel en cette année de Présidentielles.

Elections et montée des prix concernent au premier chef les consommateurs américains moyens, certes plus nombreux que les riches "fermiers". L'inflation sur les aliments au détail est en effet estimée entre 4 et 5 % cette année. S'y ajoute celle de l'essence, la crise des subprimes et la chute prévisible des prix de l'immobilier qui vont poser problèmes aux emprunteurs-hypothéqueurs.

Le combat pour le niveau de vie américain passerait donc, indirectement, par une réduction du plan éthanol et des subventions associées. Le Congrès s'achemine plutôt vers une augmentation des subventions aux "foods stamps" (aide alimentaire aux plus démunis) et une réduction très symbolique des subventions agricoles.

Des politiques durablement inquiétantes

Et le développement durable, dans tout cela, celui qui doit "répondre aux besoins du présent tout ern préservant les besoins des générations futures". Dans le cas de l'éthanol-grain, la durabilité des décisions ne saute pas aux yeux. Législateurs, experts et conseillers de tous poils n'auraient donc pas imaginé que détourner une partie de la production de céréales des principaux pays producteurs vers un usage automobile aurait des conséquences sur les prix alimentaires mondiaux ? Que la réponse soit oui ou non, c'est inquiétant.

On n'en a pas certes pas fini avec l'éthanol. Le Brésil augmentera sa production de canne à sucre-éthanol de 15 à 20% cette année. Il produira 4,2 milliards de litres d'agrocarburant, dont 2,5 milliards seront exportés vers les Etats-Unis (et taxés à leur entrée sur le sol américain). Le Canada devrait adopter un projet de loi portant à 5% d'ici 2010 le pourcentage d'éthanol-maïs dans les carburants. 5% de la vaste surface cultivable canadienne devrait y être consacrée, à terme. Le Ghana, en pleine crise alimentaire critique, envisagerait de consacrer 30 000 hectares de canne à sucre à la production d'éthanol exporté vers la Suède. Comprend qui peut.

Comment l'équilibre alimentaire mondial sera-t-il assuré lorsque des dizaines ou des centaines de millions de ménages chinois, indiens et autres rouleront avec leur voiture individuelle et consommeront des céréales et des animaux nourris aux céréales ? La planète et ses habitants peuvent-ils supporter la diffusion continuelle, exponentielle du modèle de consommation occidental ?

Une perplexité durable peut seule répondre à cette question.

Thierry Follain

Cet article peut être reproduit après autorisation de l'auteur.

Sources : New York Times, Wall Street Journal, Business Week, Washington Post, Los Angeles Times.

Photo : DR - Illustration : Stahler ("Il y a des tas de voitures dans le monde qui rêveraient de se nourrir d'éthanol, alors, finis ton maïs").


Cet article a été repris sur Natura Vox


mardi 18 décembre 2007

Enfants : halte au gavage d'écran(s) !



L'univers virtuel, hich tech, envahit les jeux pour petits enfants. Au grand dam des pédiatres. Le salut vient néanmoins de la technique, avec Bob, le contrôleur du temps.




L'écran ci-dessus est celui du téléphone cellulaire "Knows your name Dora", conçu par Fisher Price pour les petits enfants. La célèbre marque a également lancé "Easy Link Internet Launch Pad", une interface web qui leur est destinée. Est ainsi illustrée la tendance des grands noms du jouet à orienter leur offre vers les nouvelles technologies, qui représentent déjà plus de 5% des ventes.

L'Académie américaine de pédiatrie est pour le moins réticente. Elle déconseille les "activités d'écran" pour les enfants de 2 ans et moins, et une limitation de leur temps de télé ou d'ordinateur à 2 heures par jouet. Elle souligne par ailleurs le rôle bénéfique de la lecture, qui est propice au développement du cerveau, du langage et développe la retation affective parent-enfant.

Il est bon, en effet, de rappeler que l'enfant acquiert connaissance et perception de son environnement en exerçant ses 5 sens, et non seulement la vision d'un écran, le tapotage de clavier ou la manipulation de manettes.

Bob contre le bourrage de crâne électronique

Une réflexion partagée par Tom Gallop, homme d'affaires américain dépité par les piètres résultats de son transfert familial vers le lointain Colorado. Plutôt que de jouir d'une nouvelle vie avec ses enfants, il trouvait ceux ci "scotchés" devant la télé. D'où la création de la société Hopscotch, avec le développeur Brian Baker. Leur enfant (technologique) : "Bob", le surveillant de temps d'écran. Programmable individuellement pour 1 à 6 utilisateurs, Bob éteint l'équipement nocif après la période établie. Ou bloque certaines heures d'accès.

Résultats constatés jusqu'ici : adaptation aisée des enfants de moins de 10 ans, qui retournent à leurs ami(e) et à leurs jeux traditionnels. Réactions plus "sportives" des pré-ados et ados (pauvre Bob).

Attention aux lapins malins


Bob ne protègera cependant pas les enfants du Nabaztag, le lapin communiquant, nouvelle "hype" hi-tech. S'ils adoptent ce truc assez moche connecté en permanence à une borne wi-fi, ils seront alors exposés sur de longues périodes à des ondes électromagnétiques dont on saisit encore mal les effets...



Sources : The New York Times - CNET.co.uk

Photos : Fisher Price - Hopscotch

Price", "Knows your name Dora", "Easy Link Internet Launch", "Hopscotch" et "Nabaztag" sont des marques déposées.

mercredi 24 octobre 2007

Brèves durables - Semaine 43

Les subventions américaines aux biocarburants se monteraient à 92 milliards de dollars (65 milliards d'euros) sur la période 2006-2012

L'IISD (Institut international pour le développement durable) vient de publier son rapport "Biocarburants : à quel coût ? ". Réponse : 5,8 à 7 milliards de dollars (4 à 5 milliards d'euros)de subventions fédérales en 2006 (incluant les crédits d'impôts aux exploitants. Le rapport constate que la ressource majoritaire demeure le maïs, avec son puissant lobby de producteurs. Il souligne également que le gouvernement américain n'a prévu aucun scénario de sortie pour sa politique de protectionnisme et de subvention en la matière.

Le rapport a été publié sur le site de la Global subsidies Initiatives .

Les grandes entreprises françaises à la traîne dans l'estimation de l'impact du changement climatique sur leur développement et leur activité.

Le Carbon disclosure Project regroupe 2 700 entreprises mondiales. Il permet aux investisseurs de prendre en compte la réponse des entreprises à la "contraintes carbone" et au changement climatique. Le dernier sondage du CDP a démontré que 100% des entreprises brésiliennes , les entreprises du FTSE 100 (Bourse de Londres) et 97% des entreprises australiennes et néo-zélandaises interrogées déclarent avoir pris conscience des risques commerciaux posés par le changement climatique. Sur les 120 plus grandes entreprises françaises, 56% ont fait le même réponse (contre 45% en 2006). Par ailleurs, comme le souligne une étude de Capitalcom, la majorité des entreprises du CAC 40 maîtrisent mal la communication sur leur démarche de Développement soutenable.

Grenelle de l'environnement : place aux mesures concrètes

Après deux mois de débats tout azimut, le Grenelle de l'Environnement entre dans sa phase finale. Comme le relève "Le Monde", l'intention de faire de la France un pays leader en matière de lutte contre le réchauffement va se heurter aux contraintes des prochaines échéances électorales. "La Croix" et "Capital.fr" détaillent les différentes mesures fiscales envisagées. Jean-Louis Borloo a par ailleurs émis l'idée de tenir un Grenelle de l'Environnement chaque année. Une "Révolution verte" permanente ?..

Top 10 des sites mondiaux les plus pollués

Dédié à l'information et à la recherche sur les pollutions majeures, le Blacksmith Institute a publié son "Top Ten des sites mondiaux les plus pollués" . Résultats : Inde et Russie deux fois nommé. Même problématique pour La Oroya au Pérou et Norilsk en Russie : les ravages causés à toute une région par une industrie minière (Doe Run Peru, Norislk Nickel) investissant avec un grave retard dans la dépollution. Autre membre de ce triste "Top" : le trop oublié Tchernobyl (auquel on pourrait ajouter une partie non négligeable de l'Ukraine et de la Biélorussie).

mardi 21 août 2007

Congrès US : billets verts pour politique verte

Alors que les législations sur la limitation des émissions de gaz à effet de serre peinent à être votées, les membres du Congrès américain envisagent le vote de 2 milliards de dollars de crédits pour appuyer des initiatives concrètes en ce domaine.

2 milliards de dollars, c'est le budget projeté par les représentants américains pour financer les initiatives fédérales de recherche sur la réduction des gaz à effet de serre et la dépendance envers les ressources pétrolières. Les barrières entre Républicains et Démocrates tombent à cette occasion, les élus voyant là une occasion d'associer initiatives écologiques et projets électoralement porteurs.

Chargée de financer des programmes d'aide internationaux l'"US Export-Import Bank"devrait augmenter d'un milliard ses investissements dans des projets "verts". Le programme d'efficience énergétique et d'énergies renouvelables verrait ses fonds passer d'1,2 à 1,9 milliards de dollars. 44 millions iraient à l'énergie géothermique. Les états disposeriant de 6 millions pour aider les projets à portée environnementale.

L'attribution de certains crédits d'intérêt local est soumise à critique, comme le financement, à hauteur de 150 000 dollars, d'une maison à énergie solaire pour la Chambre de Commerce de Troy (Michigan), conçue par les étudiants de la Lawrence Technological University. Ce n'est pas en France qu'une telle jonction entre utile et agréable interviendrait...

Quoi qu'il en soit, Représentants et Sénateurs devront accorder leurs violons sur ces sujets. un affrontement est à prévoir avec la Maison Blanche, lors de la rentrée parlementaire, celle-ci déplorant, comme il se doit, le niveau élevé des dépenses programmées. En attendant, le vote de lois sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre à la source se fait attendre...


Source : LA Times.

jeudi 2 août 2007

Nanosolar : la révolution solaire

Créée en 2002, la compagnie californienne Nanosolar révolutionne le marché de l'énergie photovoltaïque en mettant en oeuvre une procédé novateur d'impression en couche mince, permettant d'épouser toute forme architecturale. Cette innovation nanotechnologique retient toute l'attention des investisseurs et du Département de l'énergie américain, qui a alloué 20 millions de dollars à la compagnie.

"Poser un panneau solaire sur chaque immeuble", telle est la devise (déposée) de Nanosolar. Créée en 2002 par Martin Roscheisen et Brian Sager, financée par les fondateurs de Google, la société californienne sert un objectif : proposer une énergie propre, abordable et abondante.

Pour ce faire, elle vise une baisse de 9/10ème des prix de vente par le recours conjugué à la technologie Cuivre, Indium, Gallium Sélénium (CIGS) et à l'impression de la surface photovoltaïque en couche mince sur film plastique, sur rotatives. Nanosolar abandonne ainsi la technologie à base de sicilium, victime d'une forte pénurie de matière première, et crée un support photovoltaïque souple, apte à épouser toute forme architecturale.

Actuellement, la compagnie californienne projette de recouvrir les toits de grands immeubles de bureaux ou centres commerciaux. Après 4 ans de recherches et de mise au point du procédé de frabrication, elle entame la fabrication dans son usine de San Jose.

Comme beaucoup d'autres sociétés engagées dans les énergies renouvelables, Nanosolar est suivie avec intérêt par les investisseurs privés, qui lui ont permis de lever 100 millions de dollars de fonds. Elle a par ailleurs été retenue par le Secrétariat à l'énergie américain, qui lui a alloué, en juin dernier, 20 des 168 millions de dollars investis par le Gouvernement dans le solaire d'ici 2009. Lesquels doivent être complétés par des fonds privés, pour atteindre un total de 357 millions.

Nanosolar vise également le marché européen. Associée à l'allemand Conergy, elle a ouvert une unité de production près de Berlin. Des concurrents comme le japonais Honda sont également présents sur le créneau du CIGS.

Le monde de l'énergie solaire semble bien entamer une nouvelle révolution...

mercredi 4 juillet 2007

Etats-Unis : l'aigle chauve sourit

Etre l'emblême national des Etats-Unis depuis 1793 ne vous empêche pas de courir à l'extinction. C'est ce qu'a expérimenté l'Aigle chauve, dont la population était tombée à 417 couples en 1963, sous les coups portés par éleveurs, fermiers, aménagement agricoles et résidentiels, et autres pesticides. Fort aujourd'hui de 11 000 couples, le Bald Eagle est retiré de la liste des espèces en péril mais demeure sous étroite protection.

Pour l'Aigle chauve, la renaissance a commencé en 1972, année d'interdiction du DDT et de la mise en place de mesure de protection. Ceci, peut-être, sous l'influence du "Printemps silencieux", best-seller de l'ornithologue Rachel Carson qui dénonçait les ravages des produits chimiques sur les populations d'oiseaux. Depuis, des dizaines de millions de dollars ont été dépensés pour la protection de cet aigle par l'Etat fédéral, les états, ONG et groupes de pression.

Ce ne fut pas un long fleuve tranquille. Ainsi, la réimplantation sur les Channel Islands californiennes s'est heurtée à la fragilisation des oeufs d'aigle ayant absorbé les pesticides rejetés dans la mer par la Montrose chemical Company. Ce qui amena David Garcelon, Président d'Arcata, institut d'étude des espèces sauvages californiennes, à atteindre chaque nid par héliportage, subtiliser les oeufs, les remplacer par des artefacts pour ne pas démolir définitivement le moral des parents, et les mettre en couveuse ! Il a été récompensé de ses efforts par la présence, aujourd'hui, de 40 aigles sur ces îles, leurs voisines de Santa Cruz et Santa Catalina, pour la première fois depuis un demi-siècle.

L'Aigle chauve a été retiré de la liste des espèces en danger dans 48 états aux populations très variables, de 15 000 en Alaska à... 2 dans le Vermont ou le Minesotta. L'oiseau ne sera pas abandonné pour autant : le service amériain de la pêche et de la vie sauvage continuera à imposer de strictes règles, en se fondant sur un loi de 1940, l'Eagle Act.

Un gala de célébration de la renaissance du Bald Eagle se tiendra prochainement au Jefferson Memorial, à Washington ... Symbole national oblige.

photo : Rolf Hicker

source : Los Angeles Times





lundi 11 juin 2007

Mauvais buzz pour les abeilles

Etats-Unis et Canada sont frappés cette année par une disparition massive des abeilles. Un quart des apiculteurs américains ont perdu de 50 à 90% de leurs colonies, ce qui met en péril production de miel et pollinisation des vergers. Parasites, pesticides, microbes, maïs génétiquement modifié... aucune des causes évoquées ne peut pour l'instant suffire à expliquer cette désertion massive.

Selon les Inspecteurs apicoles américains, 24% des apiculteurs ont perdu plus de 50% de leurs colonies entre septembre 2006 et mars 2007. Certains en ont perdu 90%. Leurs pertes financières sont estimées à 112 millions d'euros. Au Canada, 40% des abeilles ont déserté les ruches, en moyenne.
Coût pour les apiculteurs américains : 112 millions d'euros. Autres victimes : les producteurs de fruits en quête de pollinisation pour leurs vergers, obligés d'importer des abeilles à prix d'or.

Les scientifiques se sont mobilisés, sans parvenir pour l'instant à une explication satisfaisante. Des parasites tels que le Varroa ? Pas plus que d'habitude. Pesticides tels que les néonicotinoïdes, qui diminuent les capacités d'apprentissage et d'orientation des abeilles ? Pas évident, puisque ces substances ont été interdites en Europe, touchée elle aussi par la régression des populations. Effets du maïs génétiquement modifié ? Rien de prouvé. Les germes pathogènes tiennent pour l'instant la corde, suite à une expérience à traitements multiples menée par Dennis Van Engelsdorp, spécialiste en apiculture pour l'Etat de Pennsylvanie et Jeffrey S. Pettis, entomologiste à l'USDA (United states department of agriculture). Celle-ci a démontré que l'irradiation des ruches avait donné les meilleurs résultats.


Van Engelsdorp a trouvé des traces de disparitions massives d'abeilles en 1869, 1923 et 1965.

Ce phénomène dommageable pour l'apiculture et la fruticulture résulte sans doute de plusieurs facteurs, guère favorables aux perspectives de préservation d'un environnement sain.

sources : LA Times, Le Nouvelliste

photo : Simon Figg


vendredi 11 mai 2007

New Resource Bank : my banker is green

La jeune banque californienne New Resource Bank se consacre à l'investissement vert et au bien-être de la communauté.

Etat en pointe dans l'innovation et la réglementation ennvironnementales, la Californie était le lieu rêvé pour la première "banque verte" américaine. C'est ce qu'a compris Peter Liu, ex-Chase Manhattan Bank, fondateur de la New Resource Bank en novembre dernier, à San Francisco.

Banque verte, elle a vocation à financer les projets prenant en compte la préservation de l'environnement, tels que les énergies alternatives, les technologies "propres", l'agriculture biologique, la construction à haute qualité environnementale.

"Community bank", elle finance également les petits et moyens entrepreneurs locaux, qu'ils soient ou non engagés dans le business de l'environnement.

Très logiquement, son siège social est 100% HQE, avec matériaux recyclables ou renouvelables, basse consommation d'énergie, peintures et revêtements non toxiques.

Pour son introduction sur le marché, la New Resource Bank a bénéficié de l'appétit des investisseurs de la Silicon Valley pour les statups "vertes" : la souscription a largement dépassé les 24,75 millions de dollars proposés.