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mardi 13 juillet 2010

RTE informe le citoyen sur la consommation d'électricité et les émissions de CO2 associées

RTE, gestionnaire du réseau de distribution d'électricité français, nous informe au jour le jour sur la consommation d'électricité et les émissions de CO2 liées à sa production.

RTE : Consommation, production et contenu CO2 de l’électricité française - Terre Natale, le Blog du Développement durable - Par Thierry Follain, conseil en communication, rédacteur, web rédacteur - 06 87 29 38 73

Sur sa page "Consommation, production et contenu CO2 de l’électricité française", RTE publie les graphiques suivants :

* Consommation d'électricité en temps réel,

* Répartition de la production électrique par filière, ou mix énergétique français (jour précédent),

* Emissions de CO2 liées à la production d'électricité (la veille)(estimées à partir de valeurs de référence par filière employées par l'ENTSO-E,association européenne des gestionnaires de réseaux de transport d'électricité).

De quoi suivre la réalité de notre consommation d'énergie, au-delà des bonnes intentions et des efforts de sobriété énergétique actuellement engagés. L'objectif affiché par RTE est d'ailleurs de guider les bonnes pratiques des consommateurs français.


visuel : mix énergétique du 12 juillet 2010

mercredi 20 janvier 2010

RTE, filiale de distribution électrique d'EDF, annonce une faible baisse de la consommation d'électricité en France, en 2009


Alors qu'on parle d'économies d'énergie, où en est la consommation d'électricité en France ? Faible baisse globale mais progression hors industrie, augmentation des importations, voilà ce que révèle le bilan électrique français 2009 présenté par RTE, filiale de transport d’électricité d’EDF. Quant à l'éolien, il pointe le bout de son ailette, avec une part de production d'1,5%.


Comme prévu, la crise économique a fait reculer la consommation d'électricité en France, moins 1,6% en 2009. C'est peu, si l'on compare avec les baisses de 6% en Belgique, 5% en Allemagne, 4,6% en Espagne. La consommation sur l'année se monte à 486 Terawattheure* (TWh), contre 495 en 2008. Le secteur industriel a baissé sa consommation de 8,7% par rapport à 2008 (12,6% par rapport à 2007). Mais sa demande est repartie au dernier trimestre. bilan énergétique français 2009, par RTE - consommation d'électricité de la France en 2009 - consommation d'énergie française en 2009 - Terre Natale, le blog du Développement durable - terrenatale.blogspot.com - Edité par Thierry Follain, conseil éditorial, web rédacteur, sites internet : 06 87 29 38 73 - Thierry Follain, rédacteur énergie, rédacteur énergies nouvelles, rédacteur sobriété énegergétique, Thierry Follain, rédacteur BTP économies d'énergie, rédacteur BTP sobriété énergétique, Thierry Follain, rédacteur BTP RT 2005, rédacteur RT 2012, rédacteur BBC - Thierry Follain, rédacteur : 06 87 29 38 73Quant aux citoyens, secteur tertiaire et services publics, leur consommation d'électricité a crû de 2% en 2009.

La recharge des appareils nomades contribue aux pics de consommation d'électricité

Le 17 janvier 2009, RTE a constaté un pic record de consommation à 92 400 Mégawattheures* (MWh). On s'en est approché le 12 janvier 2010, avec 91 600 MW. On anticipait 93 000 MW, si les grands froids s'étaient maintenus. Point intéressant : parmi les causes des pics élevés, RTE désigne la multiplication des appareils nomades (téléphones, baladeurs audio et vidéos, portables), dont les batteries sont mises en recharge aux mêmes heures le soir.

Voilà qui est prometteur pour le jour encore lointain où des dizaines, voire des centaines de milliers de voitures électriques verront leurs batteries lithium-ion ou autre mises en charge aux mêmes heures…


Pointes à 100 000 Mégawatts à l'horizon 2015


D'après RTE, les pointes de consommation devraient atteindre 104 000 MW en 2015 et 108 000MW en 2020. Comment alimente-t-on notre pays toujours plus gourmand en énergie ? Avec le nucléaire, bien sûr, en petite forme avec ses tranches de production arrêtées pour maintenance : 380 Térawattheures (TWh), soit soit 380 000 MWh, en 2009 (moins 6,8%).

Plus souple, mais soumis à la faiblesse des précipitations, l'énergie "verte" (ou bleue) qu'est l'hydraulique a reculé quant à elle de 9,2%, à 61, 8 TWh. Résultat, la production à base de combustibles fossiles a crû de 3,1%, à 54,8 TWh.

Tout cela ne suit pas exagérément la voie du Grenelle de l'Environnement.


L'énergie éolienne monte en charge, l'intelligence du réseau aussi


Seule nouvelle qui réconfortera les âmes écologiques et durables, mais pas les citoyens anti-vent : l'éolien affirme sa progression, plus 39,9%, pour atteindre 7,8 TWh. Soit 1,5% de la production d'électricité nationale, ce qui commence à faire sérieux. Cette ressource est certes intermittente.

RTE
joue donc la carte du réseau intelligent avec son nouvel outil de prévision IPES (Insertion de la production éolienne et photovoltaïque dans le système électrique).

Ressource éminemment renouvelable, la production à base de biomasse a progressé, quant à elle, de 7,5% à 4,4 TWh. Une piste pour les producteurs agricoles français. L'Allemagne, par exemple, compte aujourd'hui 4000 unités de méthanisation à la ferme, qui deviennent, pour certaines, une ressource financière constante et autonome pour l'exploitant.


Un marché de l'électricité qui s'internationalise

D'après le bilan électrique français 2009, la France est restée exportatrice d'électricité sur l'année 2009, avec un solde positif de 24,6 TWh exportés. En recul de 47% par rapport à 2008 et de 66% par rapport à 2002, une année record. Notre pays demeure le premier exportateur européen devant l’Allemagne (22 TWh en 2008).

Il perd cependant du terrain par rapport à la Belgique et à l’Allemagne : en 2009, la France a été importatrice nette pendant 57 jours, contre seulement 20 en 2007. Question de marché : RTE a importé de l’énergie moins chère, à l’étranger. Ce qui souligne "l'européanisation" du marché de l'électricité.


Pas très sobre, tout cela…


La tendance globale n'est donc pas à la sobriété énergétique. La France résout le problème en s'en remettant très majoritairement au nucléaire (82,9% d'après ma dernière facture EDF).

A ce propos, le réacteur EPR de Flamanville verrait sa date de mise en service repoussée de 2 ans, d'après Le Figaro. Ce qui mettrait la mise en service à 2014, pour une
commercialisation de l'électricité produite en 2015.


La production massive et centralisée d'électricité n'est pas un long fleuve tranquille.

Thierry Follain


* Watt is this ?


Wattheure (Wh) : unité de mesure d'énergie correspondant à une puissance d'un watt pendant une heure.

Mégawattheure (MWh) : 1 million de wattheures

Térawattheure (TWh) : 1000 milliards de wattheures, ou 1000 Mégawattheures.


vendredi 4 juillet 2008

D'Ingrid Betancourt à Loft Story

La libération d'Ingrid Betancourt par un commando de l'armée colombienne est une bonne nouvelle. C'est également l'apogée d'une long psychodrame français associant société du spectacle, dictature de l'émotion, politiquement correct, voire récupération. Une célébration du vide qui n'est pas sans rappeler le défunt "Loft Story".

Ingrid Betancourt est libre. Elle "revient" en France, façon de parler, puisque sa vie personnelle et politique se déroulait résolument en Colombie. Dans sa première déclaration, Mme Betancourt a salué la tactique appliquée par l'armée colombienne, et remercié le Président Uribe. Il est vrai qu'elle est encore sous le choc de sa longue détention.

La France unie dans l'émotion ne va pas gâcher son plaisir pour si peu. C'est bien notre répétition médiatique, nos manifestations de soutien, l'action résolue de notre Président qui ont abouti à ce résultat. Tout comme nos critiques permanentes contre le gouvernement colombien (et non les ravisseurs, les Farc).

Dans la société du spectacle, nous nous donnons bonne conscience par les mots, les prises de position consensuelles sans risque, et la conviction d'être les bons, ceux qui disent le bien, le mal. Une fois une cause adoptée par les médias, elle tourne en boucle jusqu'à ce que s'interroger sur elle, ses motifs profonds devienne sacrilège.

Aujourd'hui, la France s'auto-célèbre. Célèbre sa non-intervention dans la libération d'Ingrid Betancourt, avion affrété par la République et réception à l'Elysée incluse. Ce n'est pas sans rappeler la montée des marches factice à Cannes par les non-personnages de Loft Story. La montée sans les années d'effort, sans oeuvre accomplie.

Etonnant que l'un ou l'autre preneur d'otages "politique" n'ait pas encore eu l'idée de braquer une webcam 24 heures sur 24 sur ses victimes. Problème de traçabilité, je présume. Pour l'instant, ils se contentent de filmer leurs messages de détresse, voire leur exécution.

Le société du spectacle s'en trouve frustrée.




dimanche 28 octobre 2007

Grenelle de l'Environnement : autoroutes et voitures sur le bas-côté

Dans son discours de clôture du Grenelle de l'environnement, Nicolas Sarkozy a mis à mal un lieu commun de la croissance à la française : le trinôme autoroutes-voitures - transports routiers. Le freinage du programme autoroutier non-stop, au profit des transports publics, du rail, du ferroutage et du transport par voie d'eau constitue un des revirements les plus spectaculaires de la classe politique française en la matière.

Dans notre système toujours plus présidentiel, la parole de Nicolas Sarkozy dessine les orientations écologiques, économiques et sociales mises en oeuvre à l'issue du Grenelle de l'Environnement. Une des ruptures les plus impressionnantes concerne la politique des transports.

La classe politique française divorce de la route

Depuis les "30 Glorieuses", l'idéologie consensuelle assimile le développement à l'accroissement continuel du kilométrage d'autoroutes et à l'augmentation parallèle du nombre d'immatriculations de voitures et camions. Hantés par la notion de désenclavement, les maires, conseillers cantonaux, généraux, régionaux et leurs électeurs ne voient le salut économique pour leur région, département, canton, commune, que dans la proximité d'une sortie d'autoroute. Peu importe le retour sur investissement, la rentabilité : l'autoroute est un droit, un devoir de la collectivité.

La priorité ne serait donc plus au rattrapage routier, mais au rattrapage des autres modes de transport. Sarkozy promet une politique d'investissement massif dans les transports, ciblée sur trois priorités : transports urbains, trains et bateau. Dans la foulée, le développement inconditionnel des "biocarburants" est remis en question(s).

L'Etat roulerait pour les transports publics

Une phrase a dû faire le délice des maires de tous bords qui peinent depuis des années à faire financer par l'Etat leurs projets de tram, métro, etc : "L'Etat a eu tort de se désengager du développement des transports urbains". Bien vu. Autre friandise : "L'enjeu d'aujourd'hui est bien la congestion des centre-villes". D'où le rétablissement de la participation de l'Etat pour la construction de voies de bus, pour les vélos ou encore de tramways. Sifflements d'oreille pour l'opposition en Région Ile-de France, qui s'était opposée au projet de tramway sud parisien.

Bingo pour le TGV

2 000 kilomètres de voies TGV seraient construis d'ici 2020. Les voies remplacées seraient dédiées au transport de fret, éliminant théoriquement le transit de 2 millions de camions. Démarche logique : le TGV est en effet l'équivalent de l'autoroute dans le domaine ferroviaire. Quid des dessertes locales, des régions isolées ? Le débat reste ouvert (béant ?)

Les pollueurs routiers seront les payeurs

Enfin, tardivement, sur les traces de la Suisse et de l'Autriche : une taxation sera instaurée sur les camions "qui traversent la France et utilisent notre réseau routier", en partie parce que c'est un axe nord-sud majeur, en partie parce que c'est gratuit. Tout automobiliste s'étant lancé dans un trajet nocturne Lyon-Paris sous la dictature agressive des routiers internationaux appréciera. Cette taxe serait affectée au développement des transports collectifs.

La conversion écologique

Cette réorientation des transports se situe dans une politique générale, dont l'ambition est de faire de la France un pays exemplaire en matière de développement durable et de lutte contre l'effet de serre. Notre pays cesserait donc, par exemple, de traîner les pieds pour appliquer la directive européenne Natura 2000 sur la préservation des zones naturelles sensibles ?..

Point focaux du discours présidentiel : "Nous ne pouvons plus définir des politiques en ignorant le défi climatique, en ignorant que nous détruisons les conditions de notre survie. "Assimiler la politique écologique à un retour en arrière est une imposture". C'est ce que répètent les écologistes depuis environ 40 ans... dommage qu'ils aient manqué du sens politique qui aurait pu emporter l'adhésion de la population.

Reste, bien sûr, à passer aux actes...

Thierry Follain

Cet article a été repris sur AgoraVox



mercredi 10 octobre 2007

Brèves durables (Semaine 41)

Graine d'espoir pour l'Afrique

"Riz adrao", "Bonfani", "Dususumala malo", "New Rice for Africa", ou tout simplement "Nerica" : l'Africa Rice Center a créé une variété hybride de riz, associant les atouts du riz asiatique (Oryza sativa) et ceux du riz africains (Oryza glaberrima). Le Nerica contient plus de protéines que ses "parents" et est doté du potentiel de résistance du riz africain. Il occupe aujourd'hui 150 000 hectares en Guinée, Côte d'Ivoire et Ouganda.

Un producteur d'énergie californien passe à la caisse verte

Le fournisseur d'électricité californien American Electric Power (AEP) s'est vu infliger une mande d'11 millions d'euros, à l'issue d'une procès intenté par l'Agence de protection de l'environnement américaine (EPA) pour ses excès d'émissions de gaz à effet de serre. AEP s'est engagé à investir 3,3 milliards d'euros pour réduire les émissions de 813 000 tonnes par an. L'EPA estime que 23 milliards d'euros seront ainsi économisés en termes de santé publique.

La France n'atteindrait pas ses objectifs de réduction du CO2

Dans un étude réalisée pour le Centre d'analyse stratégique (ex-Plan), Jean Syrota estime que la France n'atteindra pas son objectif de diviser par 4 ses émissions de CO2 d'ici 2050 (comme le prévoit la Loi du 13 juillet 2005). Un facteur de réduction de 2 à 2,1 est plus probable. Parmi les mesures préconisées par le CAS : une limitation des émissions de CO2 des véhicules neufs à 120 g/km d'ici 2012.

Tesco contesté dans le Lancashire

En Grande-Bretagne, le "Buy local" (Achetez près de chez vous) est un des moteurs de l'action environnementale. Il y a résistance aux implantations d'hypermarchés, destructrices de petits commerces et de relations humaines. Des habitants du Lancashire s'opposent ainsi à l'implantation d'une nouvelle grande surface Tesco à Scotforth (Lancashire), et à la mort (économique) de la ville de Lancaster.

Grenelle de l'Environnement : Web is beautiful

Tendance, tendance : Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d'Etat à l'écologie annonce le lancement d'une consultation "Grenelle de l'environnement" dans l'Univers virtuel de Second Life. Deux îles et 100 avatars permettront aux internautes de participer au débat. Auparavant, la Secrétaire d'Etat a rencontré 50 "bloggeurs d'influence".

mercredi 19 septembre 2007

Plans climat : collectivités locales contre effet de serre

Les collectivités territoriales sont responsables d'environ 12% des émissions de gaz à effet de serre en France. Aussi, le "Plan climat national" décidé en 2004 prévoit la réalisation de plans climat territoriaux impliquant l'ensemble des collectivités, des régions aux communes. Un premier bilan, portant sur l'action de 21 collectivités pionnières, vient d'être publié par la Mission interministérielle de l'Effet de Serre.

La lutte contre l'effet de serre, contre l'émission des gaz qui le provoquent, concerne tout un chacun, dont nos régions, départements, communautés de communes préférés. D'ores et déjà, les contrats de projet Etats-région doivent viser à une "neutralité carbone". Pour le reste, chaque collectivité doit élaborer son propre plan-climat à l'échelle de son territoire. Celui-ci vise à endiguer les effets immédiats et à venir du réchauffement climatique et à mettre en place des stratégies d'adaptation face aux effets de l'évolution climatique.

Mais quelles sont ces sources de gaz à effet de serre à contrôler ? Les transports "contribuent" à hauteur de 29%, contre 25% pour le bâtiment, 3% pour les déchets... En tous ces domaines, les collectivités peuvent et doivent agir.

Les plans portent (ou plutôt porteront) sur la maîtrise des consommations de la collectivité, la production et la distribution locale de l'énergie, l'urbanisme et l'aménagement, les transports, la production des déchets, la gestion des forêts et espaces verts, voire la biodiversité.

La Mission interministérielle de l'Effet de Serre a édité : "Plans climat territoriaux : des territoires en action", bilan de l'action de 21 collectivités locales pionnières en la matière.

Beaucoup reste donc à faire pour les collectivités et leurs sous-traitants publics ou privés... Le Grand Lyon et Nantes ont choisi d'intégrer leur plan climat dans leur Agenda 21.

A lire, télécharger : Ministère de l'Ecologie/Lettre de l'ingénierie :
"Les plans territoriaux au cœur du défi climatique"

Photo : Sam Javanpouh

mardi 10 juillet 2007

Pauvreté : objectif moins 1/3 pour Martin Hirsch

Réduire la pauvreté en France d'au moins un tiers en 5 ans, tel est l'objectif fixé par le Président de la République à Martin Hirsch, Haut Commissaire aux solidarités actives.

"7 millions de personnes vivent en France sous le seuil de pauvreté, dont 2 millions d'enfants". Tel est le bilan établi par la plus haute autorité de l'Etat. Triste bilan pour la seconde puissance économique européenne...

Il revient donc à Martin Hirsch, ancien président d'Emmaüs France, de mettre en oeuvre les mesures pour réduire d'un tiers cette pauvreté structurelle. Il doit en particulier proposer les indicateurs permettant de suivre l'avancement de cette politique et d'impliquer aux côtés de l'Etat les partenaires sociaux, collectivités territoriales et associations.

Le revenu de solidarité active devrait être créé fin 2008.

Cette annonce est confrontée au vote prochain, par le Parlement, de mesures d'allègements fiscaux à hauteur de 15 milliards d'euros, qui bénéficieront à un autre type de population...


lundi 11 juin 2007

L'AFSSA s'oppose au retour du Regent

L'insecticide Regent, fabriqué à base de fipronil par BASF, ne recevra pas l'aval de l'AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) pour son retour sur le marché. L'agence estime que les éléments de réponse fournies par la firme allemande ont été jugés "insuffisants pour permettre une évaluation complète des risques pour l'environnement".

Soupçonné de nuire aux abeilles, le Regent est interdit en France depuis février 2004. Le Gaucho de Bayer est banni depuis juillet 2004. La Commission Européenne, quant à elle, devrait renouveler prochainement l'autorisation de commercialisation du fipronil dans l'Union.

Une étude prospective 2002/2005 de l'AFSSA a déterminé diverses causes de disparition des abeilles, parmi lesquelles les parasites (Varroa, Nosema Ceranae) et l'affaiblissement de la biodiversité.
source : AFP

dimanche 27 mai 2007

OGM en France : duel au sommet

Alors que l'Allemagne décide un moratoire sur la culture du maïs transgénique MON810, une première divergence apparaît à ce sujet entre Alain Juppé (Ecologie) et Christine Lagarde (Agriculture)...

Seul maïs génétiquement modifié cultivé en Europe, le MON810 de Monsanto vient de se faire recaler par le gouvernement allemand. Motif : il disperse des quantités aléatoires de toxine Bt, et, surtout, la susdite toxine n'avait pas été évoquée dans le dossier d'autorisation soumis à la Commission européenne.

Face aux incertitudes sur le MON810, la France recourra-t-elle à son tour à la clause de sauvegarde incluse dans la directive européenne sur les OGM ? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non.

Dans une interview au "Parisien", le Ministre de l'Ecologie, Alain Juppé, s'est prononcé pour le moratoire.

Suivant l'opposition traditionnelle entre les deux ministères, il a été rapidement taclé par sa collègue de l'Agriculture, Christine Lagarde, qui ne voit pas d'urgence en la matière. Elle suivrait en cela la position déterminée par Nicolas Sarkozy durant sa campagne : attendre les conclusions de l'Agence européenne de sécurité alimentaire pour décider de moratoires sur les OGM.

En attendant, on estime à 30 000 hectares la surface de MON810 plantée en France en 2007.

source : Novethic
photo : DRV